Simulateur de calcul de loyer gratuit et instantané

Simulateur de calcul de loyer gratuit et instantané

Comment fonctionne le simulateur de calcul de révision de loyer

Réviser un loyer, ça peut vite virer au casse-tête. Entre l'indice à trouver, la bonne formule et le trimestre de référence, on comprend que tu préfères qu'une machine s'en occupe. C'est exactement le rôle du simulateur de révision de loyer : tu renseignes trois infos, il te sort le nouveau montant en quelques secondes. Gratuit, sans inscription, résultat instantané. Comme tous nos outils, quoi.

Concrètement, le calcul repose sur l'Indice de Référence des Loyers (IRL), publié chaque trimestre par l'INSEE. C'est lui qui fixe la hausse autorisée, encadrée par l'article 17-1 de la loi du 6 juillet 1989. Pas de place pour l'improvisation : le montant est plafonné, et l'outil applique la règle à ta place.

On te détaille juste après les données à saisir, la formule exacte et un exemple chiffré pour que tout soit limpide. Promis, c'est plus simple que ça en a l'air.

Les données à renseigner pour calculer ton nouveau loyer

Trois infos suffisent pour lancer le calcul. Rien de sorcier, promis :

  • Le loyer actuel (hors charges) : le montant que ton locataire paie aujourd'hui, avant révision.
  • L'IRL de référence : l'indice du trimestre choisi dans ton bail, celui qui sert de point de départ.
  • Le nouvel IRL applicable : l'indice du même trimestre, mais publié un an plus tard.

Le simulateur fait le reste. Il compare les deux indices, applique la formule officielle et te sort le nouveau loyer en quelques secondes. Pas besoin de sortir la calculette ni de fouiller dans les archives de l'INSEE.

Logement F ou G : révision interdite

Si ton logement est classé F ou G au DPE, tu ne peux pas réviser le loyer. Un doute sur ta classe énergétique ? Consulte ton DPE avant de te lancer.

La formule de calcul de la révision du loyer

Derrière le simulateur, il y a une formule toute simple, encadrée par l'article 17-1 de la loi du 6 juillet 1989 :

Nouveau loyer = Loyer actuel × (IRL du trimestre de référence ÷ IRL du même trimestre l'année précédente)

Concrètement, tu prends ton loyer hors charges, tu le multiplies par le nouvel IRL, puis tu divises par l'ancien indice. Le résultat, c'est ton loyer révisé.

Un exemple express : loyer de 800,00 €, IRL du 2ᵉ trimestre qui passe de 146,68 (2025) à 148,37 (2026). Ça donne 800 × (148,37 ÷ 146,68) = 809,22 €. Soit environ 9,22 € de plus par mois.

Pas besoin de te tromper d'un chiffre : le simulateur de révision de loyer applique la formule pour toi et te sort le montant exact en quelques secondes.

Exemple concret de calcul de révision de loyer

Prenons un cas classique pour que tout soit limpide.

Ton locataire paie un loyer de 750,00 € hors charges. Ton bail prévoit une révision chaque année, avec le 3ᵉ trimestre comme trimestre de référence. Voici les indices à utiliser :

Élément Valeur
Loyer actuel (hors charges) 750,00 €
IRL du 3ᵉ trimestre 2025 (nouvel indice) 145,77
IRL du 3ᵉ trimestre 2024 (indice de référence) 144,51
Nouveau loyer calculé 756,54 €
Hausse mensuelle + 6,54 €

On applique la formule :

Nouveau loyer = 750,00 × (145,77 / 144,51) = 756,54 €

Résultat : ton loyer passe à 756,54 €, soit une hausse de 6,54 € par mois. Pas de quoi affoler ton locataire, mais toujours bon à récupérer.

Comprendre l'indice de référence des loyers (IRL)

L'IRL, c'est le cœur du réacteur. Sans lui, pas de révision de loyer possible. Cet indice publié par l'INSEE chaque trimestre reflète l'évolution des prix à la consommation (hors tabac et loyers). En clair : il mesure comment la vie augmente, et c'est lui qui donne le rythme à la hausse de ton loyer.

Que ton logement soit vide ou meublé, la règle est la même : l'IRL sert de base au calcul.

Reste à comprendre trois choses essentielles pour bien t'en servir :

  • D'où vient l'IRL et comment l'INSEE le calcule.
  • Quel trimestre choisir comme référence (spoiler : ça change tout).
  • L'historique des indices, pour vérifier tes propres calculs.

On décortique tout ça juste en dessous.

Qu'est-ce que l'indice de référence des loyers

Concrètement, c'est un indicateur officiel qui sert de baromètre pour ajuster ton loyer une fois par an. Il mesure l'évolution des prix à la consommation sur les douze derniers mois, tabac et loyers exclus. En clair : il suit à peu près le rythme de l'inflation, mais en plus doux.

Son rôle ? Encadrer la hausse. Grâce à l'IRL, tu ne peux pas augmenter le loyer comme tu veux. La révision reste calée sur un chiffre neutre, publié par un organisme indépendant. Ça protège tout le monde : toi, tu as un cadre clair, et ton locataire, une garantie contre les envolées abusives.

L'IRL s'applique aussi bien aux locations vides (article 17-1) qu'aux locations meublées (article 25-9 de la loi du 6 juillet 1989, qui renvoie à l'article 17-1). Même logique, même indice. Pour creuser le sujet, on t'a préparé un dossier complet sur l'IRL 2026.

Comment est calculé et publié l'IRL par l'INSEE

L'INSEE calcule l'IRL chaque trimestre en se basant sur la moyenne, sur les douze derniers mois, de l'évolution des prix à la consommation (hors tabac et loyers). Résultat : un chiffre publié quatre fois par an, vers le 15 du mois qui suit la fin de chaque trimestre.

Concrètement, voici le calendrier :

  • 1ᵉʳ trimestre : publié mi-avril
  • 2ᵉ trimestre : publié mi-juillet
  • 3ᵉ trimestre : publié mi-octobre
  • 4ᵉ trimestre : publié mi-janvier

Ces données sont officielles et gratuites. Tu les retrouves directement sur le site de l'INSEE, et elles sont déjà intégrées dans notre simulateur, à jour et prêtes à l'emploi.

Choisir le bon trimestre de référence de l'IRL

Un chiffre publié quatre fois par an, mais lequel choisir ? C'est LA question qui bloque tout le monde. La réponse est simple : le bon trimestre est celui écrit noir sur blanc dans ton bail.

Ce trimestre de référence est normalement précisé dans le contrat de location. S'il n'y figure pas, on prend le dernier IRL publié par l'INSEE à la date de signature du bail. Attention au piège : c'est bien le dernier indice publié, pas le trimestre en cours à cette date.

Attention au piège du trimestre

Ne confonds pas le dernier indice publié avec le trimestre en cours à la date de signature. L'indice d'un trimestre ne sort que vers le 15 du mois suivant (mi-janvier, mi-avril, mi-juillet, mi-octobre) : le dernier IRL publié est donc toujours celui d'un trimestre déjà écoulé. Se tromper ici fausse tout ton calcul de révision.

Concrètement, tu compares deux IRL :

  • l'indice du trimestre de référence l'année dernière,
  • le même trimestre cette année.

C'est cet écart qui détermine ta hausse. Zéro prise de tête, zéro erreur de trimestre : le simulateur repère le bon trimestre à ta place.

Historique des indices de référence des loyers

Pour calculer ta révision, tu as besoin de l'IRL du trimestre inscrit dans ton bail. Voici les derniers indices publiés par l'INSEE, avec leur variation annuelle : c'est cette variation qui détermine le pourcentage d'augmentation appliqué à ton loyer.

Trimestre Indice IRL Variation annuelle
2ᵉ trimestre 2026 148,37 +1,15 %
1ᵉʳ trimestre 2026 146,60 +0,78 %
4ᵉ trimestre 2025 145,78 +0,79 %
3ᵉ trimestre 2025 145,77 +0,87 %
2ᵉ trimestre 2025 146,68 +1,04 %
1ᵉʳ trimestre 2025 145,47 +1,40 %
4ᵉ trimestre 2024 144,64 +1,82 %
3ᵉ trimestre 2024 144,51 +2,47 %
2ᵉ trimestre 2024 145,17 +3,26 %
1ᵉʳ trimestre 2024 143,46 +3,50 %

Tu vois la tendance : après les fortes hausses de 2024, la variation annuelle s'est calmée autour de 1 %, avec un léger rebond au 2ᵉ trimestre 2026. Pour un décryptage complet des chiffres à jour, jette un œil à notre article sur l'indice de référence des loyers 2026.

La tendance en un coup d'œil

La variation annuelle est passée de +3,50 % (1ᵉʳ trimestre 2024) à +0,78 % (1ᵉʳ trimestre 2026), avant un léger rebond à +1,15 % au 2ᵉ trimestre 2026. Traduction : les hausses de loyer autorisées restent modérées. Vérifie toujours la variation du trimestre inscrit dans ton bail, c'est elle qui compte pour ton calcul.

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Les conditions légales pour réviser un loyer

Avoir le bon chiffre, c'est bien. Mais réviser un loyer, ça ne se fait pas au feeling. La loi encadre tout ça, et rater une condition peut te coûter ta révision pour l'année.

Avant de toucher au montant, plusieurs conditions doivent être réunies :

  • Une clause de révision dans le bail : sans elle, pas de révision. C'est la base.
  • Respecter la date anniversaire : tu ne révises qu'une fois par an, à date fixe.
  • Utiliser le bon IRL : celui du trimestre inscrit dans ton contrat, pas un autre.
  • Rester sous le plafond légal : la hausse ne peut pas dépasser la variation de l'indice.
  • Un logement pas trop énergivore : les passoires thermiques classées F ou G au DPE sont bloquées.

Chacune de ces conditions mérite qu'on s'y attarde. On te détaille tout juste en dessous, sans jargon inutile.

La clause de révision obligatoire dans le bail

Première règle du jeu : sans clause de révision dans le bail, pas de révision. Point. Cette clause fixe noir sur blanc l'indice de référence utilisé (l'IRL) et la date à laquelle tu peux ajuster le loyer.

Bonne nouvelle : le contrat type imposé par la loi du 6 juillet 1989 (décret n° 2015-587 du 29 mai 2015) prévoit une rubrique dédiée aux modalités de révision. La plupart des contrats de location vide ou meublée la contiennent donc, à condition qu'elle ait bien été remplie à la signature.

Mais ne fais pas l'impasse sur la vérification. Si ton bail ne mentionne aucune clause de révision, tu ne peux tout simplement pas augmenter le loyer en cours de bail. Impossible de rattraper le coup en cours de route.

Ce que la clause doit préciser :

  • L'indice de référence : l'IRL publié par l'INSEE
  • Le trimestre de référence : celui qui sert de base au calcul
  • La date de révision : généralement la date anniversaire du bail

Une fois ces trois éléments confirmés, tu peux passer au calcul. Sinon, la révision saute pour l'année.

Pas de clause, pas de révision

Si ton bail ne mentionne aucune clause de révision, tu ne peux pas augmenter le loyer en cours de bail. Vérifie ce point avant tout : c'est la condition de base, sans rattrapage possible.

La date anniversaire du bail et le délai de révision

La révision se déclenche à une date précise : la date anniversaire de ton bail. Chaque année, à cette date, tu peux ajuster le loyer selon la variation de l'IRL. Pas avant, pas deux fois. Une seule révision par an, c'est la règle (article 17-1 de la loi du 6 juillet 1989).

Mais attention au timing. Tu as un an, à compter de cette date anniversaire, pour demander la révision. Passé ce délai, c'est trop tard pour l'année écoulée.

Autre point important : la révision prend effet le jour de ta demande, pas rétroactivement à la date anniversaire. Donc plus tu tardes, plus tu perds. Si ton bail fête son anniversaire le 1er mars et que tu envoies ton courrier le 1er juin, ta hausse ne s'applique qu'à partir de juin.

Le bon réflexe : note la date dans ton agenda et lance ton calcul de révision pile au bon moment.

Le plafonnement de la révision et le bouclier loyer

Réviser, oui. N'importe comment, non. Le nouveau loyer ne peut jamais dépasser ce que permet la variation de l'IRL. Ta formule fixe le plafond, tu n'as pas le droit d'aller au-delà, même si le loyer te paraît sous-évalué. Le simulateur te donne le montant exact que la loi t'autorise, pile-poil.

Le bouclier loyer, lui, est venu limiter la casse pendant la période d'inflation galopante. L'idée : encadrer la hausse de l'IRL pour éviter que les loyers s'envolent. Concrètement, la variation de l'IRL a été plafonnée à +3,5 % en métropole du 3ᵉ trimestre 2022 au 1ᵉʳ trimestre 2024 (loi n° 2022-1158 du 16 août 2022, prolongée en 2023). Depuis, l'indice suit à nouveau l'inflation.

À retenir avant de calculer :

  • Le loyer révisé se cale sur la variation de l'IRL, jamais plus.
  • Certaines zones tendues appliquent en plus l'encadrement des loyers, un plafond à ne pas confondre avec la révision.
  • Dépasser le plafond expose à un remboursement du trop-perçu.

Bref, le chiffre du simulateur, c'est ton maximum. Pas une suggestion.

Le cas des logements classés F ou G au DPE

Si ton logement est une passoire énergétique, oublie la révision. Depuis le 24 août 2022, la loi Climat et Résilience (loi n° 2021-1104 du 22 août 2021) interdit toute augmentation de loyer pour les logements classés F ou G au DPE. Y compris la révision annuelle via l'IRL. Ton simulateur peut bien te donner un joli calcul, tu n'as pas le droit de l'appliquer.

Cette interdiction vaut dans trois cas :

  • lors de la révision annuelle,
  • au renouvellement du bail,
  • à l'arrivée d'un nouveau locataire.

Et ce n'est que le début. Voici le calendrier d'interdiction progressive à la location :

Classe DPE Interdiction à la location
Classe G Depuis le 1er janvier 2025
Classe F À partir du 1er janvier 2028
Classe E À partir du 1er janvier 2034

Le message est clair : on isole, ou on ne loue plus.

Tu es bailleur ?

Découvre à quelle date la loi DPE rendra ton logement inlouable.

0 anavant l'interdiction de louer un logement classé F (1er janvier 2028)

Réviser le loyer selon le type de location

Location vide, location meublée : les règles de révision ne sont pas tout à fait identiques. Le principe reste le même (l'IRL fait la loi), mais les modalités varient selon le type de bail. Et les charges, elles, suivent leur propre logique.

Encore faut-il savoir ce qui s'applique à ton cas précis. Un bail vide de trois ans et un bail meublé d'un an ne se gèrent pas pareil. Et attention, la révision du loyer et l'ajustement des charges, ce sont deux choses distinctes qu'il ne faut surtout pas mélanger. On te détaille tout ça juste en dessous.

Révision du loyer en location vide

La location vide, c'est le cadre le plus classique. Bail de trois ans minimum, et une révision annuelle encadrée par l'article 17-1 de la loi du 6 juillet 1989. La règle : le loyer est révisé une fois par an, à la date prévue dans le bail, en fonction de la variation de l'indice de référence des loyers publié par l'INSEE.

Deux conditions pour que ça marche :

  • Une clause de révision doit figurer dans le bail. Pas de clause, pas de révision.
  • Le logement ne doit pas être classé F ou G au DPE. Sinon, augmentation interdite.

Le calcul reste toujours le même. Tu prends le loyer actuel, tu appliques la formule IRL, et tu obtiens le montant révisé.

Révision du loyer en location meublée

En meublé, la logique ne change pas d'un iota : c'est toujours l'IRL qui commande. Une révision par an maximum, à la date prévue dans le bail, avec la même formule que pour une location vide.

La seule vraie différence, c'est le cadre du bail. Un bail meublé classique dure un an (contre trois ans en vide), et le bail étudiant tombe à neuf mois. Résultat : les dates anniversaires arrivent plus vite, mais la mécanique de calcul reste identique.

Deux règles ne bougent pas non plus :

  • La clause de révision est obligatoire. Pas de clause dans le bail, pas d'augmentation. Point.
  • La passoire énergétique reste bloquée. Logement classé F ou G au DPE ? Interdiction de réviser, meublé ou pas.

Pour visualiser d'un coup d'œil les différences entre les deux types de location, voici un récapitulatif :


Critère Location vide Location meublée
Durée du bail 3 ans minimum 1 an (9 mois en bail étudiant)
Indice de révision IRL IRL
Fréquence de révision 1 fois par an 1 fois par an
Clause de révision obligatoire Oui Oui
Révision si DPE F ou G Interdite Interdite
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Révision et charges locatives

Attention à ne pas tout mélanger. L'IRL révise le loyer, et uniquement le loyer hors charges. Les charges locatives, elles, suivent une logique totalement différente.

Concrètement :

  • Le loyer se révise une fois par an via l'IRL, à la date prévue dans le bail.
  • Les charges au réel ne se révisent pas avec l'indice. Elles font l'objet d'une régularisation annuelle, basée sur les dépenses réelles que tu as engagées (eau, entretien, taxe d'enlèvement des ordures ménagères, etc.).

Tu récupères les charges soit au réel avec régularisation, soit au forfait en meublé. Au réel, aucun lien avec l'IRL. Au forfait, le montant peut être révisé chaque année dans les mêmes conditions que le loyer (article 25-10 de la loi du 6 juillet 1989), mais il reste une ligne à part : tu ne l'additionnes jamais au loyer avant d'appliquer l'indice.

Le piège classique ? Appliquer la hausse de l'indice sur le loyer charges comprises. Erreur. La révision ne touche que le loyer nu.

L'erreur à ne pas commettre

Ne jamais appliquer l'IRL sur le loyer charges comprises. La révision ne concerne que le loyer nu (hors charges). Les charges, elles, se traitent à part : régularisation au réel, ou forfait révisé sur sa propre ligne.

Pour y voir clair côté charges, notre guide sur la TEOM et les charges locatives démêle tout ça sans prise de tête.

Effectuer la démarche de révision de loyer

Calculer la bonne augmentation, c'est bien. Encore faut-il la mettre en musique correctement. Parce qu'une révision, ça ne s'improvise pas : il y a une méthode, un timing, et quelques pièges à éviter.

La bonne nouvelle ? Rien de sorcier une fois que tu as les bons réflexes. Un courrier clair envoyé au bon moment, une formule appliquée proprement, et le tour est joué. Pas besoin d'être notaire.

Avant de te lancer, un dernier réflexe utile : vérifie ton calcul avec le simulateur de révision de loyer. Gratuit, instantané, et tu repars avec un PDF propre à glisser dans ton courrier. Ça évite les erreurs de virgule qui te coûtent cher.

On te détaille tout juste en dessous : comment rédiger le courrier, ce qui se passe si tu as zappé la révision, et si tu peux baisser un loyer (spoiler : oui, mais c'est rare).

Rédiger et envoyer le courrier de révision au locataire

Une révision, ça ne se fait pas par SMS ni à l'oral. La loi exige que tu manifestes clairement ta volonté d'appliquer la révision (article 17-1 de la loi du 6 juillet 1989) : en pratique, un courrier écrit est indispensable, ne serait-ce que pour dater ta demande et en garder la preuve.

Dans ton courrier, tu dois faire figurer :

  • L'ancien loyer et le nouveau loyer hors charges
  • L'IRL de référence et le nouvel IRL utilisés dans le calcul
  • Le détail du calcul (le fameux ancien loyer × nouvel IRL ÷ ancien IRL)
  • La date d'application de la révision

Pas besoin de recommandé, un simple courrier suffit. Mais garde une preuve d'envoi, on ne sait jamais.

Gagne du temps sur ton courrier

Fais tourner le simulateur de révision de loyer avant de rédiger : tu récupères le bon montant, le détail du calcul et un PDF prêt à joindre. Gratuit, sans inscription, résultat instantané.

Que faire en cas d'oubli de révision du loyer

Tu as zappé la révision cette année ? Ça arrive. Mais attention à un point crucial : la révision n'est pas rétroactive. Si tu oublies d'appliquer l'augmentation à la date anniversaire, tu ne pourras pas réclamer les mois perdus.

Concrètement :

  • Tu as 1 an à partir de la date de révision prévue pour la mettre en place.
  • Passé ce délai, l'augmentation est perdue pour l'année écoulée.
  • Quand tu la relances, elle s'applique uniquement pour l'avenir, sans rattrapage.

Le calcul de la hausse se fait alors avec l'IRL du trimestre de référence prévu au bail, pas celui du jour où tu t'y prends.

La révision n'est pas rétroactive

Tu disposes d'1 an à compter de la date de révision prévue pour l'appliquer. Passé ce délai, l'augmentation de l'année écoulée est définitivement perdue : mets-toi un rappel annuel.

Bref : mets-toi un rappel chaque année. Ton portefeuille te dira merci.

Réviser un loyer à la baisse : est-ce possible

On pense toujours révision à la hausse. Mais l'IRL peut aussi reculer. Si l'indice a baissé entre les deux trimestres de référence, la formule donne un loyer plus bas que l'actuel. Rare, mais ça arrive.

Dans ce cas, deux choses à savoir :

  • Tout dépend de la rédaction de ta clause. Si elle prévoit une révision "selon l'IRL" sans la limiter à la hausse, ton locataire peut te demander d'appliquer la baisse. Si elle ne vise que l'augmentation, tu peux geler le loyer.
  • Dans tous les cas, tu ne peux pas dépasser le montant issu de la formule. Impossible d'augmenter le loyer si l'IRL a reculé.

En clair : quand l'indice baisse, tu ne gonfles jamais le loyer, et selon ta clause, tu peux même devoir l'ajuster à la baisse. Le simulateur te donne le montant exact dans les deux sens.

Questions fréquentes sur le calcul et la révision du loyer

Encore quelques questions qui reviennent souvent ? On a rassemblé les réponses ici, histoire de lever les derniers doutes avant de lancer ta simulation.

À quelle fréquence peut-on réviser un loyer ?

Une fois par an, pas plus. La révision se fait à la date anniversaire du bail, en application de l'article 17-1 de la loi du 6 juillet 1989. Tu ne peux pas cumuler plusieurs augmentations d'un coup ni rattraper des années oubliées. Une année, une révision, basée sur le bon indice IRL. Deux conditions doivent être réunies : une clause de révision doit figurer dans le bail, et tu dois respecter la date anniversaire en t'appuyant sur l'IRL publié par l'INSEE au trimestre de référence. Attention : si le logement est classé F ou G au DPE, la révision est bloquée tant que la passoire thermique n'est pas retapée.

La révision du loyer est-elle rétroactive ?

Non. La révision ne s'applique jamais rétroactivement : elle prend effet à la date où tu la demandes, pas avant. Si la date anniversaire tombe en mars mais que tu réclames la révision en septembre, tu ne peux pas exiger les mois de retard. Tu disposes d'un an pour agir : passé ce délai, cette révision est perdue. La nouvelle augmentation prendra effet à la date de ta demande, pour l'avenir uniquement. Mieux vaut donc réagir vite après la date anniversaire.

Que faire si le locataire refuse la révision du loyer ?

Si ta révision est conforme (clause dans le bail, bon indice, calcul juste), le locataire ne peut pas la refuser : elle s'applique de plein droit. Il peut toutefois avoir raison de râler si ta clause de révision est absente ou mal rédigée, si tu appliques un mauvais indice de référence des loyers, ou si le logement est classé F ou G au DPE (révision interdite). En cas de désaccord persistant, tu peux saisir la commission départementale de conciliation, gratuite et souvent efficace. Le juge des contentieux de la protection reste le dernier recours. Le meilleur moyen d'éviter le conflit : un calcul carré, présenté clairement, avec le détail joint à ton courrier.

La révision s'applique-t-elle aux baux commerciaux ?

Non, pas avec l'IRL. Les baux commerciaux relèvent d'autres indices : l'ILC (indice des loyers commerciaux) pour les activités commerciales et artisanales, et l'ILAT (indice des loyers des activités tertiaires) pour les bureaux et professions libérales. L'IRL et notre simulateur concernent uniquement les locations à usage d'habitation, vides ou meublées. Pour un local commercial, les règles de calcul, les délais et les plafonnements sont différents : renseigne-toi sur l'indice applicable à ton type d'activité avant de calculer quoi que ce soit.

Pour comparer d'un coup d'œil les indices selon le type de bail :

Type de bail Indice applicable Usage concerné
Habitation (vide ou meublé) IRL Logements loués comme résidence
Commercial / artisanal ILC Activités commerciales et artisanales
Bureaux / professions libérales ILAT Activités tertiaires
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