Check-list pour louer un appartement : le guide complet

Check-list pour louer un appartement : le guide complet

Préparer sa recherche de location : les critères à définir en amont

Avant de te lancer tête baissée dans les annonces, pose-toi cinq minutes. Les recherches qui traînent en longueur, c'est souvent parce que les critères n'étaient pas clairs au départ. Un logement qui "a l'air bien" sur le papier mais qui ne correspond pas à ton quotidien, c'est une visite de perdue, et parfois un bail signé à regret.

Personne assise à un bureau qui prépare sa recherche de location avec une liste de critères et des annonces immobilières sur écran

La bonne méthode : sépare tes critères en trois catégories.

  • Rédhibitoires : ce sur quoi tu ne cèdes pas. Budget maximum, nombre de pièces, présence d'un ascenseur si tu as des contraintes de mobilité, animaux acceptés...
  • Incontournables : ce qui compte vraiment mais avec une marge. Proximité des transports, luminosité, quartier...
  • Acceptables : ce que tu peux négocier ou adapter. Pas de cave, cuisine ouverte plutôt que fermée, etc.

Cette grille te fait gagner un temps fou. Tu filtres mieux, tu visites moins pour signer plus vite.

Côté budget, ne te limite pas au loyer affiché. Charges comprises ou non, dépôt de garantie (1 ou 2 mois selon le type de bail), frais d'agence éventuels : la note réelle peut vite dépasser l'estimation de départ.

Et pour les plateformes ? Multiplie les sources, mais vérifie la fiabilité des annonces. Les arnaques existent, les logements "fantômes" aussi.

La méthode des 3 catégories

Classe chaque critère en Rédhibitoire, Incontournable ou Acceptable avant d'ouvrir la première annonce. Tu éviteras les visites inutiles et les baux signés à regret.

Budget global à anticiper (loyer, charges, dépôt de garantie)

Avant même d'ouvrir la première annonce, il faut savoir ce que tu peux vraiment te permettre. Et "le loyer" ne suffit pas comme réponse.

Voilà ce que tu dois budgéter dès le départ :

  • Le loyer charges comprises. Les charges (eau, entretien des parties communes, parfois chauffage collectif) s'ajoutent au loyer net. Demande toujours le montant des charges réelles, pas une provision au doigt mouillé.
  • Le dépôt de garantie. Il est plafonné à 1 mois de loyer hors charges pour un logement vide, 2 mois pour un meublé (loi du 6 juillet 1989, art. 22). À sortir d'un coup à la signature.
  • Le premier loyer. Souvent dû à l'entrée dans les lieux, parfois au prorata si tu emménages en cours de mois.
  • Les frais d'agence, si tu passes par une agence. Encadrés par la loi Alur, ils varient selon la zone géographique.

La règle non officielle mais largement admise : ton loyer charges comprises ne devrait pas dépasser 33 % de tes revenus nets. Certains propriétaires appliquent ce seuil strictement.

Poste de dépense Montant indicatif Moment du paiement
Loyer charges comprises Variable selon le bien Chaque mois
Dépôt de garantie (vide) 1 mois de loyer HC À la signature
Dépôt de garantie (meublé) 2 mois de loyer HC À la signature
Frais d'agence 8,07 à 12,10 €/m² selon la zone À la signature
Premier loyer 1 mois (ou prorata) À l'entrée dans les lieux
Assurance habitation Variable Avant remise des clés

Résultat : pour un loyer de 800 € charges comprises avec un dépôt de garantie d'un mois, prévois au minimum 1 600 € à avoir sous la main le jour J. Sans compter l'assurance habitation, obligatoire avant la remise des clés.

APL : as-tu droit à une aide ?

Pas sûr de ce que tu peux toucher en APL ? Notre simulateur APL te donne une estimation en deux minutes, gratuitement, sans inscription. Teste-le sur Miramo.

Les critères de sélection du logement (surface, localisation, équipements)

Surface, quartier, étage, exposition... La liste peut vite devenir infinie. L'astuce : sépare les indispensables des agréables. Tu gagneras un temps fou.

Ce qui compte vraiment :

  • La surface : la pièce principale doit mesurer au moins 9 m² avec une hauteur sous plafond de 2,20 m minimum (ou un volume habitable d'au moins 20 m³). En dessous, c'est légalement un logement indécent (décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002).
  • La localisation : temps de trajet domicile-travail, proximité des transports, commerces, écoles si besoin. Une belle adresse mal desservie, c'est vite un cauchemar quotidien.
  • L'exposition et l'étage : un logement plein nord au rez-de-chaussée, ça se ressent sur la facture de chauffage et le moral.
  • Les équipements : cuisine équipée, lave-linge, parking, cave, fibre... Note ce qui est négociable et ce qui ne l'est pas.
  • Le quartier : avant de signer, jette un œil à l'ambiance réelle : bruit, sécurité, commerces ouverts le dimanche. Notre outil Analyse de quartier te donne un rapport complet en deux clics, gratuitement.

Fixe trois critères non négociables maximum. Le reste, c'est du bonus. Plus ta liste est courte et claire, plus ta recherche sera efficace - et moins tu passeras de nuits à scroller des annonces.

Surface légale minimale

En dessous de 9 m² de surface habitable (ou 20 m³ de volume habitable), un logement est considéré comme indécent au sens du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002. Un propriétaire ne peut légalement pas le louer en l'état.

Les plateformes et agences à solliciter pour trouver le bon bien

Maintenant que tes critères sont posés, il faut savoir où chercher. Parce que non, toutes les plateformes ne se valent pas, et certaines te feront perdre un temps précieux.

Les incontournables :

  • SeLoger, Leboncoin, PAP : les classiques. Large choix, mais attention aux annonces obsolètes ou aux faux profils. Reste vigilant.
  • Bien'ici, Logic-Immo : utiles pour les biens en agence, avec des filtres assez précis.
  • Les agences immobilières locales : souvent sous-estimées. Elles ont parfois des biens en exclusivité qui ne passent jamais en ligne.
  • Les groupes Facebook et réseaux de quartier : efficaces dans certaines villes, surtout pour les petites surfaces.

Et Miramo dans tout ça ?

C'est là qu'on entre en jeu. Sur Miramo, toutes les annonces sont vérifiées par nos petites mains, et tu ne vois que les logements pour lesquels tu es éligible. Fini les candidatures dans le vide, fini les heures perdues sur des biens hors budget ou hors critères.

En clair : moins de scroll inutile, plus de visites qui ont du sens.

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Constituer un dossier de location solide et complet

Un dossier bancal, c'est la meilleure façon de se faire griller face à un autre candidat. Même si ton profil est solide, un document manquant peut tout faire capoter. La règle d'or : prépare tout avant la première visite, pas après.

Voici ce que tu dois avoir sous la main, trié par catégorie :

Catégorie Documents obligatoires Remarques
Identité Carte d'identité ou passeport en cours de validité Recto-verso obligatoire
Domicile actuel 3 dernières quittances de loyer ou attestation d'hébergement Ou dernière taxe foncière si propriétaire
Situation pro Contrat de travail (CDI, CDD, freelance...) Extrait Kbis pour les indépendants
Ressources 3 derniers bulletins de salaire + dernier avis d'imposition Relevés de pension ou allocations si concerné
Garant (si applicable) Mêmes pièces que le locataire Obligatoire si revenus < 3x le loyer

Un conseil qui change tout : utilise DossierFacile, le service gratuit de l'État qui labellise ton dossier et le rend instantanément crédible aux yeux des propriétaires. Sur Miramo, les dossiers labellisés passent en tête de liste, logique.

Tu veux une check-list complète à télécharger en PDF ? On a fait le boulot pour toi sur notre outil dédié, gratuit et sans inscription.

Prépare ton dossier avant la première visite

Utilise DossierFacile, le service gratuit de l'État, pour labelliser ton dossier avant même de commencer tes visites. Sur Miramo, les dossiers labellisés sont mis en avant auprès des propriétaires : c'est un avantage décisif quand plusieurs candidats visitent le même appartement le même jour.

Checklist des documents nécessaires pour constituer un dossier de location

Les pièces justificatives obligatoires pour le locataire

La loi Alur encadre précisément ce que peut demander un propriétaire. Bonne nouvelle : la liste est claire, et tu peux préparer tout ça en avance.

Justificatif d'identité

Une pièce en cours de validité suffit : carte nationale d'identité, passeport, titre de séjour ou permis de conduire. Une seule, pas besoin d'en fournir deux.

Justificatif de domicile actuel

Les trois dernières quittances de loyer, une attestation d'hébergement ou une facture récente d'énergie à ton nom. L'idée : prouver où tu habites aujourd'hui.

Justificatifs de situation professionnelle

  • Salarié : contrat de travail (CDI, CDD, intérim) + dernière fiche de paie
  • Indépendant : extrait Kbis ou attestation URSSAF
  • Étudiant : carte étudiante ou certificat de scolarité

Justificatifs de ressources

Les trois derniers bulletins de salaire, le dernier avis d'imposition, et si tu touches des aides (APL, AAH...), une attestation CAF. L'objectif pour le propriétaire : vérifier que tes revenus représentent environ trois fois le loyer.

Tip Miramo : sur notre outil checklist dossier, tu coches chaque document au fur et à mesure et tu télécharges un récap PDF prêt à envoyer. Gratuit, sans inscription, résultat instantané.

Justificatif d'identité

Une pièce en cours de validité, c'est la base. Le décret n° 2015-1437 du 5 novembre 2015 fixe exactement ce que le propriétaire peut accepter :

  • Carte nationale d'identité (française ou étrangère)
  • Passeport (français ou étranger)
  • Permis de conduire (français ou étranger)
  • Document de séjour autorisant à travailler en France

C'est tout. Pas de carte vitale, pas de livret de famille. On y reviendra plus bas.

Une seule règle : le document doit être en cours de validité. Une CNI expirée depuis 5 ans, même si elle est techniquement encore acceptée dans certains pays, peut bloquer ton dossier. Scanne-la en haute résolution, recto-verso, et garde le fichier sous la main.

Tu passes par DossierFacile ? Encore mieux : la plateforme vérifie automatiquement la lisibilité de tes documents. Moins de risques de te faire recaler pour un scan illisible.

Justificatif de domicile actuel

Un seul document suffit, mais il doit être récent et lisible. Le décret n° 2015-1437 du 5 novembre 2015 liste exactement ce qui est accepté :

  • Les 3 dernières quittances de loyer (si tu es déjà locataire)
  • Une attestation d'hébergement + pièce d'identité de l'hébergeant (si tu vis chez quelqu'un)
  • Le dernier avis de taxe foncière (si tu es propriétaire de ta résidence principale)
  • Une facture d'eau, de gaz ou d'électricité de moins de 3 mois

Pas de quittances parce que tu viens d'emménager ? L'attestation d'hébergement fait le job. L'essentiel, c'est de prouver où tu habites aujourd'hui, pas où tu habitais il y a deux ans.

Petit conseil : scanne tout en haute résolution. Un justificatif flou ou tronqué, c'est souvent suffisant pour qu'un propriétaire passe au candidat suivant.

Justificatifs de situation professionnelle

Salarié, indépendant, fonctionnaire... chaque situation a ses propres justificatifs. Le décret n° 2015-1437 du 5 novembre 2015 liste exactement ce qui est accepté selon ton statut :

Tu es salarié :

  • Contrat de travail (CDI, CDD, intérim) ou à défaut une attestation employeur
  • Si tu viens de signer : le contrat suffit, même sans bulletins de salaire encore

Tu es travailleur indépendant ou profession libérale :

  • Carte professionnelle pour les professions réglementées
  • Extrait K ou Kbis pour les entreprises commerciales (moins de 3 mois)

Tu es fonctionnaire ou contractuel de la fonction publique :

  • Arrêté de nomination ou contrat d'engagement

Tu es étudiant ou sans activité professionnelle :

  • Carte étudiante ou certificat de scolarité
  • Aucun justificatif pro n'est exigible si tu n'as pas d'activité : le propriétaire ne peut pas te le reprocher

Un conseil : regroupe tout dans un dossier DossierFacile. C'est gratuit, sécurisé, et ça évite d'envoyer tes documents en pièce jointe à tout le monde. Sur Miramo, les dossiers labellisés DossierFacile sont directement reconnus par les propriétaires : ça accélère tout.

Justificatifs de ressources

Le nerf de la guerre. C'est souvent là que les dossiers se font ou se défont.

Le décret n° 2015-1437 du 5 novembre 2015 encadre exactement ce que le propriétaire peut te demander, pas plus. Voici ce qui est accepté selon ta situation :

Situation Justificatifs de ressources acceptés
Salarié 3 derniers bulletins de salaire + dernier avis d'imposition
Indépendant / profession libérale 2 derniers bilans comptables + dernier avis d'imposition
Revenus fonciers, pensions, prestations sociales Titre ou attestation de versement + dernier avis d'imposition
Étudiant / sans revenus Dernier avis d'imposition (même à zéro)

Un conseil : regroupe tout ça sur DossierFacile avant même de commencer tes visites. Le dossier est labellisé par l'État, les propriétaires le connaissent, et tu gagnes un temps fou. Sur Miramo, les profils DossierFacile sont mis en avant : c'est un vrai avantage quand plusieurs candidats se disputent le même appart.

Les documents complémentaires souvent demandés par les propriétaires

Au-delà de ce que la loi autorise, certains propriétaires vont un peu plus loin dans leurs demandes. Ce n'est pas toujours illégal, mais c'est souvent facultatif. Autant le savoir avant de te lancer.

Voici ce qu'on retrouve fréquemment dans les dossiers, en dehors des pièces obligatoires :

  • Une lettre de motivation : oui, comme pour un job. Ça peut faire la différence sur un marché tendu. Deux ou trois lignes sincères valent mieux qu'un roman.
  • Le dernier avis d'imposition : souvent demandé en complément des bulletins de salaire pour confirmer les revenus annuels.
  • Un RIB : pour mettre en place le prélèvement du loyer. Pas obligatoire à la candidature, mais souvent réclamé tôt.
  • Les références de tes anciens propriétaires : une pratique courante, surtout chez les bailleurs particuliers. Un simple contact suffit.
  • Un CV : rare, mais ça arrive. Surtout dans les grandes villes où la concurrence est forte.

Ces éléments ne sont pas encadrés par le décret n° 2015-1437 : le propriétaire peut les demander, et toi tu peux choisir de les fournir ou non.

Notre conseil : prépare-les à l'avance. Un dossier complet et bien présenté, ça se remarque. Et sur un marché où dix candidats visitent le même appart le même jour, chaque détail compte.

Documents facultatifs vs obligatoires

Les documents complémentaires (lettre de motivation, RIB, CV, références) ne sont pas encadrés par le décret n° 2015-1437. Le propriétaire peut les demander, mais tu n'es pas légalement tenu de les fournir. En pratique, les préparer à l'avance te donne un avantage sur les autres candidats.

Ce que le propriétaire n'a pas le droit de te réclamer

Certains propriétaires poussent le bouchon un peu loin. Bonne nouvelle : la loi est claire là-dessus. Le décret n° 2015-1437 du 5 novembre 2015 dresse la liste exhaustive des documents autorisés. Tout ce qui n'y figure pas est tout simplement interdit.

Ce qu'on ne peut pas te demander :

  • Une photo d'identité (sauf si tu la fournis volontairement)
  • Ton contrat de mariage ou de PACS
  • Un extrait de casier judiciaire
  • Ton dossier médical ou une attestation de bonne santé
  • Ton relevé bancaire ou l'état de tes comptes
  • Une attestation de ton employeur précisant que tu ne seras pas licencié
  • Le contact de ton employeur pour vérification directe
  • Ta carte Vitale

Un propriétaire qui réclame l'un de ces documents commet une infraction. Tu peux le signaler à la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations) de ton département.

Document interdit réclamé ? C'est une infraction.

Si un propriétaire te demande un relevé bancaire, un extrait de casier judiciaire ou une carte Vitale, il enfreint la loi. Tu peux le signaler à la DDPP de ton département. Ces demandes sont illégales au titre du décret n° 2015-1437 du 5 novembre 2015.

Bon à savoir - Dossier refusé pour une mauvaise raison ?

Si tu penses avoir été écarté à cause d'un critère discriminatoire (origine, situation familiale, handicap...), tu peux saisir le Défenseur des droits gratuitement sur defenseurdesdroits.fr. La discrimination au logement est un délit puni de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende (article 225-1 du Code pénal).

Trouver un garant : les options disponibles si tu n'as pas de caution solidaire

Pas de garant sous la main ? Pas de panique. C'est loin d'être une impasse, à condition de connaître tes options.

Un garant, ça rassure le propriétaire : si tu ne peux plus payer, quelqu'un prend le relais. Mais tout le monde n'a pas un parent prêt à signer. Et c'est exactement pour ça que des alternatives solides existent.

Les trois grandes pistes à explorer :

  • Un garant personne physique : un parent, un proche, voire un ami. La solution la plus courante, mais elle implique des conditions de revenus précises et un dossier complet à fournir.
  • La garantie Visale : portée par Action Logement, c'est une caution gratuite, sans garant humain, qui couvre une large partie des profils (jeunes, salariés en mobilité, précaires). Zéro frais, zéro banque.
  • Les aides de la CAF et dispositifs d'accompagnement : moins connues, mais parfois décisives pour les profils les plus fragiles.

On détaille tout ça juste en dessous, option par option. Parce qu'une check-list pour louer un appartement, c'est bien - mais savoir comment débloquer sa situation, c'est encore mieux.

Ce que le propriétaire ne peut pas faire

Un propriétaire ne peut pas exiger à la fois un garant personne physique ET une assurance loyers impayés (GLI), sauf si le locataire est étudiant ou apprenti. C'est l'article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 qui le dit.

Le garant personne physique (parent, proche) : conditions et documents requis

Un parent, un ami proche, un membre de la famille : c'est souvent la première option qu'on explore. Et c'est logique : c'est gratuit, c'est rapide, et ça rassure beaucoup de propriétaires. Mais pour que ça tienne la route, le garant doit lui aussi constituer un dossier solide.

La règle de base ? Ses revenus doivent être suffisants pour couvrir le loyer, en général un ratio de 3 à 4 fois le montant du loyer charges comprises. Certains propriétaires sont plus souples, d'autres non. Mieux vaut vérifier en amont.

Voici les documents que le garant personne physique peut être amené à fournir, conformément au décret n° 2015-1437 du 5 novembre 2015 :

Catégorie Documents acceptés
Identité Carte nationale d'identité ou passeport en cours de validité
Domicile Dernière quittance de loyer, facture d'énergie ou d'eau de moins de 3 mois, ou avis de taxe foncière
Situation pro Contrat de travail, attestation employeur, ou extrait Kbis si indépendant
Ressources 3 derniers bulletins de salaire, 2 derniers bilans si indépendant, ou dernier avis d'imposition

Un seul document par catégorie suffit : le propriétaire ne peut pas en exiger plusieurs. Et comme pour toi, certains documents sont strictement interdits : relevés bancaires, extrait de casier judiciaire, photo...

Tip Miramo

Ton garant peut centraliser son dossier sur DossierFacile, exactement comme toi. C'est gratuit, sécurisé, et ça donne confiance au propriétaire.

Les garanties institutionnelles : Action Logement, Visale, banques

Pas de famille disponible, ou tu préfères ne pas mélanger les liens et l'argent ? Les garanties institutionnelles sont faites pour toi.

Visale, c'est la star du genre. Ce dispositif gratuit, porté par Action Logement, couvre le propriétaire en cas d'impayés survenus au cours des trois premières années du bail (jusqu'à 36 mensualités). Tu dois avoir entre 18 et 30 ans (quelle que soit ta situation), ou être salarié du secteur privé de plus de 30 ans (sous conditions de revenus : vérifie ton éligibilité sur visale.fr). La demande se fait en ligne sur visale.fr, et le visa est délivré avant même de trouver ton appart.

Action Logement propose aussi une avance Loca-Pass : jusqu'à 1 200 € pour financer ton dépôt de garantie, remboursable sans intérêts sur 25 mois maximum. Pratique quand le premier mois + la caution font un sacré trou dans le budget.

Du côté des banques, certaines proposent des garanties locatives payantes (type GarantMe ou Unkle). C'est une alternative si tu ne remplis pas les critères Visale, mais ça a un coût, souvent entre 3,5 % et 4,5 % du loyer annuel.

À retenir en un coup d'œil :

Dispositif Coût Conditions principales Avantage clé
Visale Gratuit 18-30 ans (tout statut) ou salarié privé 30+ (sous conditions) Couvre les impayés des 3 premières années du bail
Loca-Pass Sans intérêts Salarié du secteur privé Avance jusqu'à 1 200 € pour le dépôt de garantie
Garanties bancaires (GarantMe, Unkle...) 3,5 % à 4,5 % du loyer annuel Accessible à plus de profils Alternative si hors critères Visale
Schéma comparatif des garanties locatives Visale, Loca-Pass et garanties bancaires

Convaincu ? Vérifie ton éligibilité Visale

Vérifie ton éligibilité Visale avant même de postuler à un logement : c'est gratuit et ça prend quelques minutes.

Vérifier mon éligibilité

Les aides de la CAF et dispositifs d'accompagnement au logement

La CAF, c'est pas juste pour les allocations familiales. Si tes revenus sont modestes, tu peux toucher l'APL (Aide Personnalisée au Logement) ou l'ALS (Allocation de Logement Sociale). Et ça change vraiment la donne pour un propriétaire.

Pourquoi ? Parce qu'une aide au logement, c'est un versement régulier et garanti. Beaucoup de bailleurs le voient comme un filet de sécurité supplémentaire. Pas un garant à proprement parler, mais un argument solide dans ton dossier.

Ce qu'il faut savoir avant de postuler :

  • Simule tes droits en amont sur caf.fr : c'est gratuit, ça prend 5 minutes, et tu obtiens une attestation de simulation officielle à joindre à ton dossier
  • L'éligibilité dépend de tes revenus, de ta situation familiale et du type de logement visé
  • L'attestation CAF est d'ailleurs un document que certains propriétaires demandent explicitement lors de la constitution du dossier

Pendant la visite de l'appartement : les points à inspecter sans exception

Le dossier est prêt, le garant est trouvé. Maintenant, place à la vraie étape : la visite. C'est là que tout se joue. Un appartement peut sembler parfait sur les photos et cacher des surprises bien moins sympas en vrai.

Règle numéro un : ne visite jamais sans ta check-list. Et ne te laisse pas emporter par le coup de cœur au point d'oublier de regarder les détails qui comptent.

Voici les points à passer en revue sans exception :

  • L'état général : murs, sols, plafonds, menuiseries. Tu cherches des fissures, des traces d'humidité, de la peinture qui cloque, des fenêtres qui ferment mal.
  • Les installations : électricité, plomberie, chauffage. On teste les prises, on ouvre les robinets, on vérifie la pression d'eau. Pas de honte à être minutieux.
  • Le DPE : l'étiquette énergie du logement, c'est pas décoratif. Un logement classé F ou G, c'est une facture de chauffage qui peut exploser en hiver.
  • Les questions au proprio ou à l'agence : charges comprises ou non, travaux prévus, voisinage, règlement de copropriété... Autant savoir à quoi tu t'engages.

La visite, c'est aussi un moment d'échange. Pose tes questions sans te censurer. Un bon propriétaire, ça répond franchement.

Visite : viens préparé

Imprime ou télécharge une check-list avant chaque visite. Note chaque défaut constaté avec une photo à l'appui : ce sont tes preuves pour l'état des lieux d'entrée, et ta protection à la sortie.

L'état général du logement (murs, sols, plafonds, menuiseries)

Commence par le sol. Littéralement. Parquet qui grince, carrelage fissuré, moquette douteuse : ce sont les premiers signes qui ne trompent pas. Accroupis-toi si besoin, regarde les angles, les plinthes. C'est là que les dégâts se cachent.

Ensuite, lève les yeux. Un plafond avec des auréoles jaunâtres, c'est presque toujours une infiltration passée (ou en cours). Même chose pour les murs : une peinture fraîche appliquée à la va-vite peut cacher de l'humidité, des fissures, ou pire.

Les points à scanner méthodiquement :

Zone Ce qu'on cherche
Murs et plafonds Traces d'humidité, fissures, peinture qui cloque ou se décolle
Sols Lames qui bougent, carreaux cassés, revêtement décollé
Fenêtres et portes Fermeture correcte, joints usés, courants d'air, double ou simple vitrage
Volets et stores Mécanisme fonctionnel, lames abîmées
Placards et rangements Odeurs, traces de moisissures à l'intérieur

Un truc simple : ouvre et ferme chaque porte, chaque fenêtre, chaque placard. Si ça coince ou si ça sent le renfermé, note-le. Tout ce que tu repères maintenant, c'est autant d'éléments à faire figurer dans l'état des lieux d'entrée, et à ne pas payer à la sortie.

Check-list visite appartement avec zones à inspecter : murs, sols, fenêtres, plafonds

Les installations électriques, de plomberie et de chauffage

Murs OK, sol OK. Maintenant, on passe aux choses sérieuses.

L'électricité, la plomberie et le chauffage, c'est là que se cachent les mauvaises surprises les plus coûteuses. Et une fois le bail signé, c'est souvent trop tard pour se plaindre.

Côté électrique :

  • Teste chaque prise avec ton chargeur de téléphone
  • Vérifie que le tableau électrique est aux normes (disjoncteurs différentiels obligatoires depuis 1991)
  • Repère les fils apparents, les prises brûlées ou les interrupteurs bancals
  • Demande si le logement a un diagnostic électrique (obligatoire si l'installation a plus de 15 ans)

Côté plomberie :

  • Ouvre tous les robinets, y compris ceux de la cuisine et de la salle de bain
  • Vérifie la pression de l'eau et la couleur (eau rouille = canalisations vieillissantes)
  • Regarde sous l'évier et derrière les WC : taches d'humidité, traces de moisissures

Côté chauffage :

  • Allume les radiateurs, même en été
  • Demande le mode de chauffage : collectif ou individuel ? Ça change tout pour ta facture
  • Un DPE classé F ou G, c'est un signal d'alarme : on y revient juste après

Pas de panique si tu trouves un ou deux défauts mineurs. Mais plusieurs problèmes cumulés, c'est une négociation à mener - ou un appartement à éviter.

Installation électrique ancienne

Si le tableau électrique ne comporte pas de disjoncteurs différentiels, ou si tu repères des fils apparents et des prises brûlées, c'est un risque réel. Un diagnostic électrique est obligatoire pour toute installation de plus de 15 ans : exige-le avant de signer.

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) : décrypter les étiquettes F et G

Le DPE, c'est le document qui va te dire combien tu vas claquer en chauffage chaque mois. Autant le lire avant de signer, pas après.

L'étiquette va de A (logement ultra-économe) à G (gouffre énergétique). Les lettres F et G, c'est le signal d'alarme. Depuis la loi Climat et Résilience, les logements classés G+ (> 450 kWh/m²/an) sont interdits à la location depuis janvier 2023, et tous les logements classés G le sont depuis janvier 2025. Les F suivront en 2028. Concrètement : un propriétaire qui loue un F aujourd'hui joue la montre.

Ce que tu dois vérifier sur le DPE :

Élément Ce qu'il faut savoir
Date du DPE Valable 10 ans, caduc si réalisé avant le 1er juillet 2021 (tous expirés depuis fin 2024)
Consommation en kWh/m²/an Au-delà de 330 kWh/m²/an, prépare-toi à des factures salées
Étiquette GES Accompagne toujours le DPE : gaz à effet de serre émis par le logement
Étiquette énergie De A (économe) à G (passoire thermique)

Le DPE fait partie du dossier de diagnostic technique (DDT) que le propriétaire doit te remettre obligatoirement avec le bail. Il inclut aussi le constat de risque d'exposition au plomb, l'état des risques naturels et technologiques, et les diagnostics électricité et gaz si les installations ont plus de 15 ans.

DPE opposable depuis juillet 2021

Depuis le 1er juillet 2021, le DPE est juridiquement opposable. Si les informations sont erronées et que tu subis un préjudice (factures bien plus élevées que prévu), tu peux engager la responsabilité du propriétaire ou du diagnostiqueur. Garde une copie du DPE dès la signature du bail.

Tu veux vérifier le DPE d'un logement qui t'intéresse ? On a un outil gratuit pour ça. Consulte la fiche DPE en deux minutes, sans inscription.


Les questions essentielles à poser au propriétaire ou à l'agence

La visite, c'est aussi un interrogatoire. Dans le bon sens du terme. Tu es là pour collecter des infos, pas juste pour regarder les murs.

Voici ce qu'il faut poser sur la table avant de partir :

  • Les charges : quel montant exact, et qu'est-ce qu'elles couvrent ? Eau froide, chauffage collectif, entretien des parties communes... les écarts entre charges réelles et provisions peuvent être significatifs.
  • Depuis combien de temps le logement est vide ? Un appartement vacant depuis 6 mois, ça mérite qu'on creuse un peu.
  • Y a-t-il des travaux prévus dans l'immeuble ? Ravalement, ascenseur, toiture... autant de charges exceptionnelles qui peuvent tomber sur le syndic, et donc indirectement sur toi.
  • Quel est le montant du dépôt de garantie ? La loi encadre ça : 1 mois de loyer hors charges max pour un logement vide (loi Alur, article 22 de la loi du 6 juillet 1989).
  • Le logement est-il soumis à l'encadrement des loyers ? Dans certaines villes, le loyer affiché doit respecter un plafond légal. Vérifie avec notre outil d'encadrement des loyers.

Et rappelle-toi : aucune somme ne peut t'être réclamée avant la signature du bail. Ni "réservation", ni "frais de dossier". C'est illégal, point.

Aucun frais avant la signature du bail

Aucune somme ne peut légalement t'être demandée avant la signature du bail : ni frais de réservation, ni frais de dossier. Si un propriétaire ou une agence te réclame de l'argent à ce stade, c'est illégal. Tu peux le signaler sur SignalConso.

Après la visite : les vérifications à ne pas négliger avant de signer

La visite s'est bien passée ? Super. Mais ne baisse pas ta garde trop vite. C'est maintenant que ça se joue vraiment.

Avant de parapher quoi que ce soit, il y a trois zones à passer au crible : le contrat lui-même, les documents que le propriétaire doit te remettre, et le dépôt de garantie. Trois sujets où les mauvaises surprises sont encore bien trop fréquentes.

Un bail mal rédigé, une clause abusive glissée entre deux paragraphes, un dépôt de garantie réclamé au-delà du plafond légal... ça arrive. Et une fois ta signature posée, c'est beaucoup plus compliqué à contester.

Ce qu'on te conseille de faire systématiquement :

  • Lire le bail en entier, pas juste signer en bas de page
  • Vérifier que tous les documents obligatoires sont bien joints
  • Contrôler que le montant du dépôt de garantie respecte la loi

On détaille tout ça juste en dessous. Prends dix minutes maintenant, ça t'évitera des mois de galère.

Ne signe jamais sous pression

Une fois ta signature posée, contester une clause abusive ou un dépôt de garantie trop élevé devient beaucoup plus compliqué. Prends le temps de tout vérifier avant de t'engager : un propriétaire sérieux ne t'imposera jamais un délai artificiel.

Analyser le contrat de location : clauses obligatoires et points de vigilance

Le bail, c'est le document qui va régir ta vie dans ce logement pendant des mois, voire des années. Lis-le vraiment - pas juste les grandes lignes.

Ce que le contrat doit obligatoirement contenir (loi du 6 juillet 1989, art. 3) :

  • L'identité du bailleur et du locataire
  • L'adresse exacte du logement et sa description (surface, type, équipements)
  • La date de prise d'effet et la durée du bail (3 ans pour un bailleur particulier, 1 an pour un meublé)
  • Le montant du loyer, ses modalités de paiement et les conditions de révision
  • Le montant du dépôt de garantie

Les points de vigilance à repérer avant de signer :

  • Une clause de révision du loyer non indexée sur l'IRL (Indice de Référence des Loyers) ? Méfiance.
  • Des charges forfaitaires sur un logement vide ? C'est interdit : elles doivent être provisionnées avec régularisation annuelle.
  • Une clause qui t'interdit de sous-louer sans même la possibilité d'en discuter ? Ça peut poser problème plus tard.
  • Un préavis différent de 1 mois en zone tendue ou 3 mois ailleurs ? Vérifie que c'est bien conforme à la loi.

Si quelque chose te semble flou ou abusif, ne signe pas sous pression. Un propriétaire sérieux ne te mettra pas le couteau sous la gorge.

Locataire relisant attentivement un contrat de bail avant de signer

Les documents que le propriétaire doit te remettre obligatoirement

Le bail signé, le propriétaire a des obligations. Pas des options, des obligations. Voici ce qu'il doit te remettre sans que tu aies à le demander deux fois :

Document Obligatoire ? Base légale
Contrat de location (bail) Oui Loi du 6 juillet 1989
État des lieux d'entrée Oui Loi ALUR 2014
Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) Oui Art. L. 134-1 CCH
Diagnostic électrique (si installation > 15 ans) Oui Décret du 11 août 2016
Diagnostic gaz (si installation > 15 ans) Oui Décret du 11 août 2016
Constat de risque d'exposition au plomb (CREP) Si logement avant 1949 Art. L. 1334-7 CSP
État des risques et pollutions (ERP) Oui Art. L. 125-5 Code env.
Notice d'information sur les droits et devoirs Oui Décret du 29 mai 2015
Règlement de copropriété (parties communes) Si copropriété Loi du 6 juillet 1989

Un document manquant, c'est pas juste un oubli : ça peut être un motif de recours. Garde une trace de tout ce que tu reçois, et si quelque chose manque à la remise des clés, demande-le par écrit. Un email suffit, mais il laisse une trace.

Garde une trace écrite de tout

Si un document obligatoire est absent à la remise des clés, demande-le par email. Ce simple message constitue une preuve en cas de litige ultérieur. Consulte notre outil checklist dossier pour ne rien laisser passer, côté documents à fournir comme à recevoir.

Vérifier le montant et les modalités du dépôt de garantie

Un mois de loyer hors charges pour un logement vide, deux mois pour un meublé. C'est le plafond légal fixé par la loi du 6 juillet 1989 : il ne peut pas être dépassé, quoi qu'en dise le bail.

Vérifie ce montant avant de signer. Si le proprio réclame plus, c'est illégal. Point.

Ce qu'il faut contrôler :

  • Le montant correspond bien au loyer hors charges (pas au loyer charges comprises)
  • Le mode de paiement accepté : chèque, virement ou carte bancaire
  • La date d'encaissement : le dépôt est encaissé à l'entrée dans les lieux, pas avant

Et pour la restitution ? Le propriétaire a 1 mois pour te rembourser si l'état des lieux de sortie est conforme à celui d'entrée, 2 mois s'il y a des réserves. Au-delà, il te doit des intérêts de retard.

Autre point souvent oublié : si tu n'as pas les fonds disponibles, certains organismes comme Action Logement peuvent avancer le dépôt de garantie à ta place. Ça vaut le coup de vérifier ton éligibilité avant de te retrouver à court.

Dépôt de garantie : les plafonds légaux

Logement vide : 1 mois de loyer hors charges maximum. Logement meublé : 2 mois de loyer hors charges maximum. Tout montant supérieur réclamé dans le bail est illégal et contestable, même si tu as signé.

Les frais à prévoir au moment de l'entrée dans le logement

Le dépôt de garantie, c'est bien. Mais c'est loin d'être la seule dépense à prévoir le jour J. Entre les frais d'agence, l'assurance, l'état des lieux et le premier loyer, la facture peut grimper vite. Voilà un récap de tout ce qui peut sortir de ton compte au moment de signer.

Frais Montant encadré Base légale
Dépôt de garantie (vide) 1 mois de loyer HC Loi du 6 juillet 1989, art. 22
Dépôt de garantie (meublé) 2 mois de loyer HC Loi du 6 juillet 1989, art. 22
Frais d'agence (locataire) Plafonnés selon zone (8,07 à 12,10 €/m²) Loi ALUR, décret du 1er août 2014, arrêté du 17 juillet 2025
État des lieux (agence) Plafonné à 3,03 €/m² Décret du 1er août 2014, arrêté du 17 juillet 2025
Premier loyer 1 mois de loyer CC Aucun plafond légal
Assurance habitation Variable (10 à 30 €/mois) Obligatoire - loi du 6 juillet 1989

Dépôt de garantie, frais d'agence et premier loyer : ce que dit la loi

Trois postes de dépenses arrivent souvent en même temps, et ça fait mal au portefeuille. Autant savoir exactement ce que la loi autorise.

Le dépôt de garantie, on en a déjà parlé : 1 mois de loyer hors charges pour un logement vide, 2 mois pour un meublé. Pas un euro de plus (loi du 6 juillet 1989, art. 22).

Les frais d'agence, c'est là que ça peut déraper. La loi ALUR les encadre strictement. Ce que tu peux payer en tant que locataire est plafonné selon la zone :

Zone Plafond locataire (€/m²)
Zone très tendue (Paris, petite couronne) 12,10 € / m² habitable
Zone tendue (grandes agglomérations) 10,09 € / m²
Zone détendue (reste du territoire) 8,07 € / m²

Ces plafonds couvrent les frais de visite, de constitution de dossier et de rédaction du bail. Et dans tous les cas, ta part ne peut pas dépasser celle du propriétaire.

Le premier loyer est dû à la date d'entrée dans les lieux, au prorata si tu emménages en cours de mois.

Les frais d'état des lieux et leur encadrement légal

Si tu passes par une agence, l'état des lieux peut être facturé, mais pas n'importe comment. La loi ALUR encadre ça strictement : les frais sont partagés à 50/50 entre le propriétaire et toi, et ta part ne peut pas dépasser 3 € TTC par m² de surface habitable.

Concrètement, pour un 40 m², tu paieras au maximum 120 €. Pas un centime de plus.

Quelques règles à retenir :

  • En location directe entre particuliers, l'état des lieux est gratuit. Toujours.
  • Avec une agence, le partage des frais est obligatoire : si on te demande de tout payer, c'est illégal.
  • Un commissaire de justice peut intervenir si propriétaire et locataire ne s'accordent pas. Là, les frais sont réglementés par décret et partagés à égalité.
  • L'état des lieux de sortie, lui, est toujours gratuit, peu importe le contexte.

Pas d'état des lieux d'entrée ? Note-le par écrit

Si le propriétaire refuse de faire un état des lieux d'entrée, note-le par écrit. Sans ce document, le logement est présumé en bon état à ton arrivée, ce qui joue en ta faveur au moment de récupérer ton dépôt de garantie.

Assurance habitation et autres dépenses incontournables à l'emménagement

Obligatoire avant la remise des clés. Pas une option, pas un "on verra plus tard". Si tu n'as pas d'assurance habitation le jour de l'entrée dans les lieux, le propriétaire peut légalement refuser de te remettre les clés, et il aurait raison.

Le prix varie selon la surface, la ville et les garanties choisies, mais compte en moyenne entre 10 € et 25 € par mois pour un appartement standard. Certaines mutuelles ou banques proposent des formules intéressantes, donc compare avant de signer la première venue.

Au-delà de l'assurance, voilà les autres dépenses à anticiper pour l'emménagement :

Poste de dépense Fourchette estimée
Déménagement (camion/entreprise) 300 € à 1 500 €
Abonnements à ouvrir (électricité, gaz, internet) Frais d'ouverture variables
Mobilier et électroménager (logement vide) À budgéter en amont
Taxe d'habitation (résidence secondaire) Toujours en vigueur
Checklist des frais à prévoir lors d'un emménagement en location

Les démarches administratives à effectuer dès l'entrée dans les lieux

Les clés sont dans ta poche. Félicitations, mais c'est pas le moment de souffler. Les premières 48 heures dans un nouveau logement, c'est une course contre la montre administrative. Autant être prêt.


L'état des lieux d'entrée : ta protection numéro un.

C'est le document le plus important de toute la location. Il fixe l'état du logement au moment où tu prends possession des lieux : c'est lui qui servira de référence quand tu rendras les clés.

Fais-le avec le propriétaire ou son représentant, pièce par pièce, équipement par équipement. Note tout : une rayure sur le parquet, une tache au plafond, un volet qui ferme mal. Rien n'est trop petit.

Quelques réflexes indispensables :

  • Prends des photos datées de chaque anomalie constatée
  • Signe uniquement si tu es d'accord avec ce qui est écrit
  • Tu peux ajouter des réserves après signature, dans les 10 jours suivant l'entrée dans les lieux (article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989), notamment pour les défauts qui ne se voient qu'une fois chauffage ou eau allumés
  • Garde précieusement ton exemplaire, toute la durée du bail

10 jours pour agir après la signature

Si tu repères quelque chose après la signature de l'état des lieux, tu as 10 jours pour envoyer un courrier recommandé au propriétaire et demander un avenant. Passé ce délai, c'est trop tard : le logement sera considéré comme accepté en l'état.


Réaliser et signer l'état des lieux d'entrée avec le bailleur

C'est le moment de sortir ton téléphone. Avant même de poser le premier carton, tu fais l'état des lieux avec le bailleur et tu documentes tout.

Ce document, c'est ta protection numéro un. Il décrit l'état exact du logement à ton entrée, pièce par pièce. Sans lui, impossible de contester des retenues abusives sur ton dépôt de garantie au moment de partir.

Locataire réalisant un état des lieux d'entrée avec son propriétaire, téléphone en main pour photographier les anomalies

Ce que tu dois faire le jour J :

  • Parcourir chaque pièce méthodiquement (murs, sols, plafonds, équipements)
  • Photographier tout ce qui est abîmé, même les petits trucs
  • Tester les prises, les robinets, les volets, le chauffage
  • Relever les compteurs (eau, électricité, gaz) et noter les index dans le document
  • Signer uniquement si tu es d'accord avec ce qui est écrit

L'état des lieux doit être établi en deux exemplaires (un pour toi, un pour le bailleur), conformément à la loi du 6 juillet 1989. Si tu passes par une application ou un formulaire numérique, vérifie que chaque partie reçoit bien une copie signée.


L'assurance habitation : à souscrire avant la remise des clés.

Pas d'attestation, pas de clés. C'est aussi simple que ça.

La loi est claire : avant même la remise des clés, tu dois être couvert. Le propriétaire est en droit de te demander ton attestation d'assurance multirisque habitation le jour J et de refuser de te remettre les clés si tu n'en as pas (article 7 de la loi du 6 juillet 1989).

Bonne nouvelle : ça se souscrit en 10 minutes chrono en ligne. Tu n'as même pas besoin d'attendre le bail signé pour lancer la démarche.

Ce qu'il faut vérifier dans ton contrat :

  • La garantie responsabilité civile : obligatoire, elle couvre les dommages que tu pourrais causer à des tiers (voisin inondé, incendie qui se propage...)
  • La garantie dégâts des eaux : la cause de sinistre numéro un en location, ne la néglige pas
  • Le vol et le vandalisme : optionnel mais souvent utile selon le quartier
  • La valeur à neuf ou vétusté déduite : ça change tout en cas de remboursement

Compare plusieurs offres avant de signer. Les écarts de prix pour des garanties équivalentes peuvent être significatifs.

Souscris avant le jour J

Certains assureurs délivrent une attestation d'assurance habitation en moins de 10 minutes en ligne. Lance la démarche dès que tu as la date de remise des clés confirmée. Pas besoin d'attendre le bail signé.


Les contrats énergie, internet et eau : ne tarde pas.

Contrats énergie, eau, internet, changement d'adresse... La liste est longue, mais ça se règle vite si tu t'y prends dans l'ordre.

L'énergie d'abord. Contacte EDF, Engie ou ton fournisseur dès le jour de l'entrée dans les lieux. Relève les compteurs électricité et gaz au moment de l'état des lieux : ces chiffres sont indispensables pour ouvrir ton contrat sans mauvaise surprise sur la première facture.

L'eau ensuite. Dans la plupart des cas, l'eau est gérée par la copropriété ou incluse dans les charges. Vérifie avec ton propriétaire. Si tu dois souscrire toi-même, relève le compteur et contacte la régie locale.

Internet. Commande ta box dès que tu connais ta date d'entrée : les délais d'installation peuvent aller jusqu'à 3 semaines. Vérifie d'abord la compatibilité fibre du logement sur le site de l'opérateur.

Le changement d'adresse. C'est souvent ce qu'on oublie. Le service officiel service-public.fr permet de notifier en une seule fois la plupart des organismes publics : CAF, Sécurité sociale, impôts, France Travail... Pense aussi à ta banque, ta mutuelle et ton employeur, qui ne sont pas inclus dans ce service.

Démarche Quand agir Points de vigilance
Électricité / Gaz Dès la date d'entrée confirmée Relever le PDL (élec) et PCE (gaz) lors de l'état des lieux
Internet 3 semaines avant l'entrée Vérifier l'éligibilité fibre de l'adresse
Eau Dès l'entrée dans les lieux Souvent incluse dans les charges : vérifier le bail
Changement d'adresse Dans les 30 jours Utiliser service-public.fr + notifier banque, mutuelle, employeur séparément

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