État des risques location : guide complet et obligations

État des risques location : guide complet et obligations

Qu'est-ce que l'état des risques en location ?

Avant de signer un bail, ton futur locataire a le droit de savoir dans quoi il met les pieds. C'est tout l'enjeu de l'état des risques.

En clair : c'est un document qui informe le locataire des risques auxquels le logement peut être exposé. Inondation, séisme, pollution des sols, radon, risques technologiques... Tout y passe. L'objectif ? La transparence, point. Le locataire doit pouvoir louer en connaissance de cause, sans mauvaise surprise une fois les cartons posés.

Ce diagnostic est obligatoire dès qu'on met un logement en location, qu'il s'agisse d'une construction, d'un terrain ou d'une parcelle. Pas d'exception selon le bon vouloir du propriétaire.

Bon à savoir

L'état des risques s'inscrit dans le dispositif d'Information Acquéreurs et Locataires (IAL). Même nom de famille, mais deux versions : une pour la vente, une pour la location. On creuse les différences juste en dessous.

Bref, c'est une pièce incontournable du dossier. Et la bonne nouvelle, c'est qu'il est gratuit à obtenir. On t'explique tout ça plus loin.

Définition et objectif de l'état des risques et pollutions (ERP)

L'ERP, pour état des risques et pollutions, c'est un diagnostic obligatoire qui liste les risques majeurs auxquels le logement est exposé. Inondation, séisme, recul du trait de côte, risque technologique... Tout y passe.

L'idée est simple : informer ton locataire avant qu'il signe. Pas pour lui faire peur, mais pour qu'il choisisse en connaissance de cause. Un logement en zone inondable, ça change la donne.

Concrètement, l'ERP fait partie du dossier de diagnostic technique (DDT), ce paquet de diagnostics obligatoires que tu dois annexer au bail. Au même titre que le DPE ou le diagnostic plomb.

En résumé, son objectif tient en un mot : la transparence. Ton locataire sait où il met les pieds, et toi tu es couvert.

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Cadre légal de l'Information Acquéreurs et Locataires (IAL)

Derrière l'état des risques se cache un dispositif légal bien précis : l'IAL, pour Information Acquéreurs et Locataires. C'est lui qui oblige tout propriétaire à informer son locataire (ou son acheteur) des risques qui pèsent sur le logement.

Le principe est simple. Si ton bien est exposé à un risque naturel, minier, technologique ou au recul du trait de côte, tu dois le signaler noir sur blanc. Et ça vaut pour les logements, mais aussi les bureaux, commerces et même les terrains, qu'ils soient constructibles ou non.

Concrètement, l'état des risques rejoint le dossier de diagnostic technique (DDT), annexé au bail au même titre que le DPE. Pas une formalité optionnelle : une obligation encadrée. Toutes les infos officielles sont d'ailleurs centralisées sur georisques.gouv.fr, le site géré par l'État.

Différence entre état des risques en location et en vente

Bonne nouvelle : que tu vendes ou que tu loues, c'est le même document. L'ERP repose sur le dispositif IAL, qui s'applique aux deux situations. Mêmes risques listés, même formulaire officiel, même source de données (Géorisques).

La vraie différence se joue sur le timing et le support :

Critère En vente En location
Document annexé à Promesse de vente, puis acte définitif Bail
Moment de remise Dans le DDT, dès la promesse Dans le DDT, dès la signature
Mention dans l'annonce Risques consultables sur Géorisques Risques consultables sur Géorisques
Formulaire et source Formulaire officiel, données Géorisques Formulaire officiel, données Géorisques

Autre point commun : dès l'annonce, tu dois mentionner que les infos risques sont consultables sur Géorisques. Que ce soit pour une vente ou une mise en location.

Bref, le principe est identique. Seul le contrat qui reçoit le document change.

Quels risques sont couverts par l'état des risques ?

Tu te demandes forcément ce que ce fameux document liste exactement. La réponse : pas mal de choses. L'état des risques couvre l'ensemble des risques majeurs auxquels ton logement peut être exposé, qu'ils soient naturels, technologiques ou liés à l'environnement.

Voici les grandes familles que tu vas retrouver dans le formulaire :

  • Les risques naturels : inondation, sécheresse-argile, séisme, mouvement de terrain.
  • Les risques technologiques et miniers : usines classées, anciennes exploitations.
  • Le radon, ce gaz radioactif naturel souvent oublié.
  • Le recul du trait de côte, pour les biens proches du littoral.
  • Le débroussaillement, dans les zones exposées aux feux de forêt.
  • Les nuisances sonores aériennes (ENSA), si tu es sous un couloir aérien.

Tous ces risques ne concernent pas forcément ton bien. Tout dépend de sa localisation et des zones définies par les arrêtés préfectoraux. On détaille chaque catégorie juste en dessous, histoire que tu saches précisément ce qui s'applique chez toi.

Tout dépend de la localisation

Aucun bien n'est concerné par l'ensemble de ces risques. Seuls ceux liés aux zones réglementées (PPR, PPRT, PEB, zonage radon...) couvrant ta commune doivent figurer dans l'état des risques de ta location.

Risques naturels (inondation, sécheresse-argile, séisme, mouvement de terrain)

Les risques naturels, c'est le gros morceau de l'état des risques. On parle ici de tout ce que la nature peut t'envoyer, et la liste est plus longue qu'on ne le pense :

  • Inondation : débordement de cours d'eau, ruissellement, remontée de nappe.
  • Sécheresse-argile : ce fameux retrait-gonflement des sols argileux qui fissure les murs quand il fait trop chaud puis trop humide.
  • Séisme : oui, même en France métropolitaine, certaines zones sont classées.
  • Mouvement de terrain : glissements, effondrements, chutes de blocs.

Et selon où se trouve ton logement, ça peut aussi grimper jusqu'aux avalanches, feux de forêt, crues torrentielles, cyclones ou volcans. Tout dépend de la zone réglementée par le plan de prévention des risques (PPR) qui couvre la commune.

Concrètement, l'état des risques pour ta location doit mentionner chacun de ces aléas dès lors que le bien y est exposé. Pas de tri sélectif : si le risque existe, il s'affiche.

Maison fissurée par le retrait-gonflement des sols argileux

Risques technologiques et miniers

Après la nature, place à l'humain. Les risques technologiques, ce sont ceux liés aux activités industrielles : usines classées Seveso, sites chimiques, stockage de matières dangereuses. Si ton logement se trouve dans le périmètre d'un plan de prévention des risques technologiques (PPRT), ça doit figurer dans l'état des risques de ta location.

Les risques miniers, eux, concernent les anciennes zones d'exploitation : effondrements de galeries, affaissements de terrain. Pas hyper fréquent, mais bien réel dans certaines régions.

Dans les deux cas, le formulaire ERP précise aussi un point clé : si un plan de prévention impose des travaux sur le bien, et si ces travaux ont été réalisés ou non. Une info que ton futur locataire a tout intérêt à connaître avant de signer.

Le radon : un risque méconnu à déclarer

Voilà un risque dont on parle peu, mais qui mérite ta vigilance. Le radon, c'est un gaz radioactif naturel, incolore et inodore. Il vient de la désintégration de l'uranium présent dans le sol et les roches. Autant dire qu'on ne le voit pas, on ne le sent pas, mais il peut s'accumuler dans les logements mal ventilés.

Certaines zones sont plus exposées que d'autres. On parle de communes classées en potentiel radon de niveau 3, le plus élevé. Ça concerne surtout les grands massifs granitiques : Massif armoricain, Massif central, Corse, Vosges. Si ton bien s'y trouve, l'info doit figurer dans l'état des risques remis au locataire.

En cas de concentration trop forte, des travaux peuvent s'imposer : meilleure étanchéité entre le bâtiment et le sol, ventilation renforcée. Là, mieux vaut appeler un pro du bâtiment pour le diagnostic et les solutions adaptées.

Bon à savoir

Le radon se mesure facilement avec un dosimètre à placer dans le logement pendant plusieurs semaines. Une bonne ventilation suffit souvent à faire baisser nettement les concentrations dans les zones de niveau 3.

Le recul du trait de côte et l'érosion littorale

Si ton logement donne sur la mer, ce point te concerne directement. Le recul du trait de côte, c'est tout simplement l'érosion littorale : la limite entre la terre et l'eau qui grignote petit à petit le terrain. Les communes côtières exposées doivent l'indiquer dans l'état des risques de la location.

Quand le bien est situé dans une zone concernée, le document doit préciser plusieurs infos :

  • L'horizon temporel d'exposition au recul (à quelle échéance le risque est identifié) ;
  • Les prescriptions applicables à cette zone ;
  • Le caractère provisoire du zonage s'il est seulement préfiguré ;
  • Le cas échéant, les dispositions de démolition et de remise en état qui pourraient s'appliquer.

Ces zones sont définies par le plan local d'urbanisme, une carte communale ou une carte de préfiguration adoptée par la préfecture. Bref, pas de place à l'approximation.

L'information sur le débroussaillement

Depuis le 1er janvier 2025, un nouveau venu s'est invité dans l'état des risques : l'obligation de débroussaillement. Si ton logement se trouve dans une zone soumise à cette obligation, l'info doit désormais y figurer noir sur blanc.

Le principe est simple. Dans certaines zones exposées au risque incendie, la loi impose de débroussailler autour des constructions et de maintenir les terrains dégagés. L'objectif : limiter la propagation des feux de forêt, qui ne cessent de gagner du terrain.

Concrètement, l'état des risques précise deux choses :

  • si le bien est situé dans une zone soumise à obligation légale de débroussaillement ;
  • si cette obligation s'accompagne d'un maintien en l'état débroussaillé.

Pour le locataire, c'est une info utile à connaître avant de signer. Pour vérifier la situation d'un logement, le site georisques.gouv.fr reste ta meilleure source.

Nouveauté 2025

Depuis le 1er janvier 2025, l'obligation légale de débroussaillement (OLD) doit obligatoirement figurer dans l'état des risques. Oublier cette mention sur un bien concerné peut fragiliser ton bail.

L'état des nuisances sonores aériennes (ENSA)

Tu habites près d'un aéroport ? Alors ce document te concerne. L'état des nuisances sonores aériennes (ENSA) est obligatoire depuis le 1er juin 2020 pour tout logement situé dans une zone de bruit définie par un Plan d'Exposition au Bruit (PEB).

Concrètement, il informe ton futur locataire du niveau de gêne sonore lié au trafic aérien. Pratique pour éviter les mauvaises surprises au premier décollage à 6 h du matin.

Bonne nouvelle : pas besoin de pro pour le remplir. Comme pour l'état des risques en location, tu peux le faire toi-même avec le formulaire officiel dédié, disponible en ligne. Il s'annexe ensuite au bail, au même titre que le reste du dossier.

Pour savoir si ton bien est concerné, un tour sur georisques.gouv.fr te donne la réponse en quelques clics.

Quels logements sont concernés par l'obligation ?

Tous les logements ne sont pas logés à la même enseigne. L'obligation de fournir un état des risques en location dépend avant tout de la localisation du bien. Concrètement : si ton logement se trouve dans une zone exposée à au moins un risque répertorié, tu dois fournir le document. Sinon, tu y échappes (mais on verra plus loin que tu as quand même un petit truc à faire).

Les risques qui déclenchent l'obligation : un plan de prévention des risques (naturels, technologiques ou miniers), une zone de sismicité, un secteur radon de niveau 3, une zone de bruit aérien, ou encore les nouvelles obligations de débroussaillement et de recul du trait de côte.

Bon à savoir

Que ton logement soit concerné ou pas, tu dois toujours informer le futur locataire. Si le bien n'est dans aucune zone à risques, tu le mentionnes noir sur blanc dans l'état des risques. Le silence n'est jamais une option.

Biens situés en zone à risques couverte par un PPR ou un arrêté

Le déclencheur principal, c'est le Plan de Prévention des Risques (PPR). Si ta commune est couverte par un PPR approuvé (ou dont certaines dispositions sont déjà opposables), l'état des risques devient obligatoire pour ton bien. Et il en existe trois types :

Type de PPR Risques couverts
PPRN Risques naturels (inondations, mouvements de terrain, séismes, sécheresse-argile...)
PPRT Risques technologiques (proximité d'un site industriel classé)
PPRM Risques miniers (anciens sites d'exploitation, affaissements)

Mais le PPR n'est pas le seul cas. Un simple arrêté préfectoral peut suffire à rendre l'obligation valable : zone de sismicité de niveau 2 à 5, secteur à potentiel radon de catégorie 3, ou zone soumise à l'obligation de débroussaillement.

Bref, dès qu'un arrêté ou un plan vise ta zone, tu dois fournir le document. Pour vérifier, le réflexe c'est georisques.gouv.fr.

Cas des locations meublées, vides et baux spécifiques

Bonne nouvelle : le type de bail ne change rien à l'affaire. Que tu loues vide, meublé, ou via un bail spécifique, l'obligation reste la même dès que ton logement est en zone à risques.

Petit tour d'horizon des cas concrets :

  • Location vide (loi 89-462) : état des risques obligatoire, annexé au bail.
  • Location meublée : même combat, que ce soit un bail meublé classique ou un bail mobilité.
  • Bail étudiant : concerné aussi, meublé comme non meublé.
  • Colocation : un seul document, transmis à chaque colocataire.

Bref, c'est la localisation du bien qui décide, pas la nature du contrat. Le seul cas où tu peux souffler, c'est quand ta commune n'est concernée par aucun risque référencé. On voit comment vérifier ça juste après.

Comment savoir si ta commune est concernée

Plus besoin de te creuser la tête : depuis le décret n°2022-1289 du 1er octobre 2022, le préfet n'arrête plus de liste de communes concernées. L'info se vérifie directement à la source, en quelques clics.

Le réflexe le plus simple : direction georisques.gouv.fr. Tu tapes l'adresse exacte du logement, et l'outil te sort tous les risques recensés sur la parcelle. Inondation, séisme, radon, mouvement de terrain : tout y passe.

Propriétaire vérifiant en ligne les risques recensés sur sa parcelle

Quelques repères utiles :

  • Risque sismique : ta commune doit être classée en zone de sismicité de niveau 2 à 5.
  • Radon : concerné si la commune est en zone à potentiel radon de niveau 3.
  • Catastrophes naturelles : la liste des arrêtés pris dans ta commune se consulte en mairie, en préfecture ou sur leur site.

En cas de doute, la mairie reste ton meilleur allié pour confirmer si un PPR couvre le secteur.

Que doit contenir l'état des risques pour une location ?

Un état des risques bâclé, c'est un état des risques qui ne sert à rien. Pour qu'il soit valable, ton document doit cocher plusieurs cases bien précises. On te détaille tout ce qui doit y figurer.

L'idée est simple : ton futur locataire doit comprendre, en un coup d'œil, à quels risques le logement est exposé. Le formulaire officiel ERP encadre tout ça pour éviter les oublis et les zones grises.

Au programme :

  • L'identification du bien : adresse, commune, références cadastrales.
  • Les risques recensés : naturels, miniers, technologiques, recul du trait de côte, radon, selon ce que prévoient les plans de prévention locaux.
  • Les sinistres indemnisés déjà survenus sur le bien (on y revient juste après).
  • Les cartographies et zonages issus des arrêtés préfectoraux.

Une fois rempli, cet état des risques rejoint le dossier de diagnostic technique (DDT) annexé au bail. Pas optionnel, pas négociable : c'est la loi.

Les éléments obligatoires du formulaire ERP

Pour être valable, ton formulaire ERP doit reprendre toutes les infos exigées par l'article R. 125-24 du Code de l'environnement. Concrètement, voici ce qui doit y figurer :

  • L'adresse précise du bien et sa localisation par rapport aux zones à risques.
  • Les risques naturels auxquels la commune est exposée (inondation, sécheresse-argile, séisme, mouvement de terrain).
  • Les risques technologiques et miniers, si le secteur est concerné.
  • Le potentiel radon de la zone (niveau 1, 2 ou 3).
  • L'existence d'un plan de prévention des risques (PPR) approuvé ou prescrit.
  • La cartographie issue des arrêtés préfectoraux, à annexer au document.
  • La date et la signature du bailleur.

Manque une seule de ces cases ? L'état des risques n'a plus aucune valeur juridique. Autant le remplir correctement du premier coup.

Une case manquante = document nul

Si une seule des informations exigées par l'article R. 125-24 du Code de l'environnement est absente, ton état des risques perd toute valeur juridique. Vérifie chaque ligne avant de l'annexer au bail.

La déclaration des sinistres indemnisés antérieurs

Au-delà des risques liés à la zone, l'état des risques doit aussi mentionner un point souvent oublié : les sinistres passés. Si le logement a déjà subi une catastrophe naturelle ou technologique qui a donné lieu à une indemnisation, tu dois le signaler au futur locataire.

Cette obligation vient de l'article L. 125-5 du Code de l'environnement. Concrètement, tu déclares tout sinistre indemnisé au titre de la garantie catastrophe naturelle ou technologique, et ce pendant toute la période où tu as été propriétaire du bien.

Quelques précisions utiles :

  • Seuls les sinistres ayant donné lieu à une indemnisation sont concernés (un dégât des eaux classique géré par ton assurance, non).
  • Tu ne déclares que ce que tu connais. Pas besoin de remonter à des évènements survenus avant ton achat si tu n'en as pas l'info.

Jouer la carte de la transparence, c'est aussi t'éviter un recours du locataire plus tard.

Le formulaire officiel à télécharger

Bonne nouvelle : tu n'as rien à acheter ni à faire signer par un pro. Le formulaire officiel est gratuit et disponible en ligne. Tu as deux options :

  • Le formulaire « état des risques » : le document de référence à remplir pour tout logement situé en zone concernée.
  • Le formulaire « état des nuisances sonores aériennes » (ENSA) : à ajouter si ton bien se trouve dans une zone d'exposition au bruit d'un aéroport.

Tu peux les télécharger directement sur georisques.gouv.fr. Et c'est là que ça devient pratique : le site génère même un état des risques pré-rempli via l'outil Errial, à partir de l'adresse du logement. On t'explique comment t'en servir juste après.

Gratuit et officiel

Aucun professionnel n'est nécessaire pour remplir l'état des risques. Le formulaire et l'outil Errial sont 100 % gratuits sur georisques.gouv.fr.

Petit rappel qui peut t'éviter des ennuis : peu importe la méthode, ton document n'est valable que s'il reprend toutes les infos exigées par l'article R. 125-24 du Code de l'environnement. Et si tu te trompes en le remplissant, c'est toi qui es responsable. Mieux vaut donc soigner ça.

Comment obtenir et remplir l'état des risques gratuitement ?

Le formulaire en main, reste à le remplir avec les bonnes infos. Et là, deux écoles : tu fais tout toi-même en ligne (gratuit, rapide), ou tu délègues à un pro (payant, mais zéro prise de tête).

La bonne nouvelle ? Pour une location, le service officiel Errial sur georisques.gouv.fr génère ton état des risques en quelques minutes. Tu rentres l'adresse du logement, le site croise toutes les données disponibles (zones inondables, sismicité, radon, sinistres recensés...) et te sort un document conforme.

Si tu préfères vérifier à la source ou compléter une info manquante, le site de ta préfecture publie les arrêtés et les plans de prévention des risques (PPR) de ta commune.

Reste à savoir lequel choisir entre Errial et le formulaire ERP classique, et si oui ou non un diagnostiqueur s'impose. On déroule tout ça juste en dessous.

Utiliser Errial sur georisques.gouv.fr

La méthode la plus simple, c'est Errial, le service en ligne lancé par le ministère de l'Écologie en février 2021. Le principe : tu entres l'adresse du logement (ou le numéro de parcelle) et l'outil génère automatiquement un état des risques pré-rempli. Inondation, séisme, radon, sites pollués... tout y passe.

Le doc est prêt à télécharger en quelques clics. Pratique, mais ne le signe pas les yeux fermés. C'est à toi, propriétaire, de vérifier les infos générées et de compléter ce qui manque, notamment les sinistres indemnisés par le passé. Errial ne les connaît pas, lui.

Petit rappel au passage : depuis l'obligation d'IAL, ton annonce doit déjà afficher la mention « Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques ». Errial te file directement le bon réflexe.

Errial ne connaît pas tout

Errial génère un document pré-rempli automatiquement, mais il ignore les sinistres indemnisés sur le bien par le passé. Ces informations, toi seul les connais : c'est à toi de les déclarer manuellement dans le formulaire.

Récupérer les informations via le site de la préfecture

Errial fait déjà 90 % du boulot, mais l'outil te le dit clairement : à toi de vérifier les infos générées et de les compléter si besoin. Et c'est là que le site de ta préfecture entre en jeu.

Chaque préfecture met en ligne les arrêtés, les plans de prévention des risques (PPR) et les documents d'information communaux. Tu y trouves le détail des zones concernées, les périmètres exacts et parfois des données qu'Errial n'a pas remontées.

Concrètement, va sur le site de ta préfecture (en cherchant « préfecture [ton département] risques »), puis recoupe avec ton état des risques. Tu vérifies que ta commune et ton adresse correspondent bien aux zonages affichés.

Et n'oublie pas les infos que toi seul connais : les sinistres indemnisés sur le bien. Aucun outil ne les a, c'est à toi de les déclarer dans le formulaire.

Errial ou formulaire ERP classique : que choisir ?

Alors, on récapitule. Tu hésites entre le tout-en-ligne avec Errial et le formulaire ERP que tu remplis à la main ? Les deux mènent au même résultat légal, mais l'approche n'est pas la même. Voici de quoi trancher en un coup d'œil :

Critère Errial (en ligne) Formulaire ERP classique
Coût Gratuit Gratuit
Rapidité Quelques minutes Plus long (recherche manuelle)
Données pré-remplies Oui, automatiques Non, tout à saisir
Vérification préfecture Recommandée Indispensable
Niveau de connaissances requis Faible Moyen à élevé
Risque d'erreur Faible Plus élevé

En clair : Errial te mâche le travail. Tu rentres l'adresse, l'outil sort les risques connus, tu vérifies, tu signes. Le formulaire ERP brut, lui, te laisse seul face à la paperasse, ce qui multiplie les chances de zapper une info.

Un conseil ? Passe par Errial, puis recoupe avec le site de ta préfecture pour les sinistres indemnisés. Tu coches les deux cases : rapidité et fiabilité.

La combinaison gagnante

Passe d'abord par Errial pour générer ton état des risques en quelques minutes, puis recoupe avec le site de ta préfecture pour ajouter les sinistres indemnisés. Tu obtiens à la fois rapidité et fiabilité, le tout gratuitement.

Faut-il faire appel à un diagnostiqueur professionnel ?

Bonne nouvelle : non, ce n'est pas obligatoire. L'état des risques pour la location, tu peux le faire toi-même, gratuitement, en quelques clics. Aucune loi ne t'impose de passer par un diagnostiqueur certifié pour ce document précis.

Mais dans certains cas, faire appel à un pro peut te simplifier la vie :

  • Tu gères plusieurs biens et tu veux déléguer la paperasse d'un coup.
  • Ta commune est dans une zone complexe (plusieurs PPR, infos préfecture pas claires) et tu préfères du clé en main.
  • Tu fais déjà venir un diagnostiqueur pour le DPE ou le diagnostic plomb : autant lui demander d'ajouter l'ERP au lot.

Le diagnostiqueur t'évite les recherches en mairie et la vérification des données. C'est confortable, mais ça a un coût, là où Errial reste à zéro euro.

Attention à ne pas confondre : déclarer le risque radon, c'est gratuit. En revanche, si une mesure révèle une concentration trop élevée, là un professionnel du bâtiment intervient pour les travaux. Mais ça, c'est une autre histoire.

Qui doit fournir l'état des risques au locataire ?

Le principe est simple : c'est à toi, le bailleur, de fournir l'état des risques au locataire. Pas de zone grise ici. Que tu loues un studio meublé ou une maison vide, l'obligation t'incombe directement. Et elle ne se délègue pas à la légère.

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Tu confies ton bien à une agence ? Elle prend le relais sur la partie diagnostics, dont l'état des risques et pollutions. Mais attention : même si quelqu'un d'autre remplit le document à ta place, tu restes responsable de sa présence et de son exactitude dans le bail. Un état des risques manquant ou faux, c'est ton nom qui apparaît au final.

Bref, deux cas de figure, une seule règle :

  • Tu gères en direct : tu génères, tu vérifies, tu transmets.
  • Tu passes par un mandataire : il s'en charge, mais tu gardes l'œil dessus.

On détaille les deux situations juste en dessous.

Le bailleur reste toujours responsable

Même si tu délègues la rédaction de l'état des risques à une agence, ta responsabilité de propriétaire n'est jamais transférée. En cas de document manquant ou erroné, le locataire peut se retourner contre toi.

La responsabilité du bailleur ou de son mandataire

Concrètement, c'est toi qui portes le chapeau. En tant que bailleur, tu es responsable de transmettre un état des risques à jour, daté de moins de 6 mois au moment de la première visite. Et attention : ta responsabilité peut être engagée si tu oublies de le remettre ou si tu glisses de fausses infos dans l'annonce pour rassurer un candidat. Mauvaise idée.

Tu passes par une agence ou un mandataire ? L'obligation ne disparaît pas pour autant. Ton mandataire agit en ton nom, donc il doit produire un document fiable et complet. Mais en bout de chaîne, c'est toujours toi le propriétaire qui restes responsable vis-à-vis du locataire.

Le réflexe à avoir :

  • vérifier que le document date de moins de 6 mois,
  • s'assurer qu'il couvre bien tous les risques de la commune,
  • l'annexer au bail dès la signature.

Bref, que tu fasses tout seul ou via un pro, le résultat doit être nickel. Pour creuser le rôle exact de l'agence, on en parle juste après.

Le rôle de l'agence immobilière

Tu passes par une agence pour gérer ta location ? Elle peut prendre le relais. En tant que mandataire, l'agent immobilier établit l'état des risques à ta place et l'annexe au bail. Pratique, mais attention : ça ne te dédouane pas totalement. Si le document manque ou contient une erreur, le locataire peut se retourner contre toi comme contre l'agence.

L'agence a aussi un rôle clé dès l'annonce. Depuis la loi, toute annonce immobilière doit porter cette mention : « Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr ». C'est à elle de l'ajouter sur chaque support de diffusion.

Et comme toi, elle doit conserver une copie de l'état des risques signé. C'est la preuve que l'obligation a bien été remplie en cas de litige. Donc même avec un pro aux commandes, garde un œil sur le dossier.

Le bon réflexe

Que tu gères seul ou via une agence, conserve toujours une copie de l'état des risques daté et signé. C'est ta meilleure protection en cas de litige avec le locataire.

Quand transmettre l'état des risques au futur locataire ?

Le timing, c'est tout. L'état des risques doit atterrir entre les mains de ton futur locataire au bon moment, pas n'importe quand. Et la loi est précise sur deux points clés.

Premier moment crucial : la première visite du logement. Si une visite a lieu, tu dois remettre l'état des risques dès ce rendez-vous. Pas après, pas au moment de signer. Le locataire a le droit de savoir à quoi il s'expose avant même de poser ses cartons mentalement.

Deuxième moment : l'annexion au bail. Ce document fait partie du dossier de diagnostic technique (DDT) qui s'agrafe au contrat de location. Sans lui, ton bail est incomplet.

Bref, deux étapes, deux obligations. On te détaille tout juste en dessous.

Les 2 moments à retenir

  1. Dès la première visite : remise de l'état des risques complet au candidat locataire.
  2. À la signature du bail : annexion du document au dossier de diagnostic technique (DDT).

Annexion au bail de location

Une fois le bail prêt à signer, l'état des risques doit y être annexé. Pas posé à côté, pas envoyé plus tard par mail : intégré au contrat, comme une pièce jointe officielle.

Concrètement, il rejoint le dossier de diagnostic technique (DDT), aux côtés du DPE et des autres diagnostics obligatoires. C'est dans ce DDT que l'état des risques trouve sa place, qu'il s'agisse d'une location vide ou meublée.

Le locataire signe le bail, et l'état des risques fait partie du lot. Il en garde une copie, tu en gardes une aussi. Comme ça, en cas de litige, tout le monde a une preuve datée que l'info a bien circulé.

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Un conseil : vérifie que la date de l'état des risques colle avec celle de la signature. S'il a plus de 6 mois, tu dois le régénérer avant d'annexer. Un document périmé annexé au bail, c'est comme s'il n'existait pas.

Bon à savoir

Un état des risques de plus de 6 mois est considéré comme périmé. Pense à le régénérer avant la signature pour qu'il reste valable une fois annexé au bail.

Mention obligatoire dès l'annonce immobilière

Deuxième moment clé, et il arrive bien avant la signature : dès l'annonce. La loi t'oblige à mentionner l'existence des risques dès la première diffusion, peu importe le support (site, vitrine d'agence, petite annonce).

La formule à reprendre est carrée :

« Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr »

Copie-colle-la, c'est aussi simple que ça. Et l'état des risques complet, lui, doit être remis dès la première visite du logement, pas le jour du bail.

Attention, ne joue pas au plus malin : si tu oublies cette mention ou que tu glisses de fausses infos pour enjoliver le bien, ta responsabilité peut être engagée. Mieux vaut être réglo dès le départ que galérer ensuite.

Responsabilité engagée

Oublier la mention Géorisques dans l'annonce ou diffuser de fausses informations sur les risques peut engager ta responsabilité. Sois réglo dès la première diffusion.

Quelle est la durée de validité de l'état des risques ?

Six mois. C'est la durée de vie de ton état des risques, et pas un jour de plus. Passé ce délai, le document devient caduc : il ne vaut plus rien le jour de la signature du bail.

Pourquoi si court ? Parce que les données peuvent bouger. Un nouvel arrêté, une zone redécoupée, un risque ajouté : tout ça change vite. Un état des risques périmé revient à ne rien fournir du tout aux yeux de la loi. Autant dire que ça ne pardonne pas.

La bonne nouvelle : le refaire est gratuit et rapide via Errial sur georisques.gouv.fr. Le réflexe à prendre, c'est de générer un document frais juste avant chaque mise en location ou signature, histoire de ne jamais te retrouver avec une version expirée entre les mains.

Et attention, six mois reste un plafond. Dans certains cas, tu dois actualiser le document bien avant cette échéance.

Le délai court dès la première visite

Les six mois ne se comptent pas à partir de la signature du bail, mais dès la première visite du logement. Un état des risques périmé présenté lors d'une visite te met déjà hors des clous, même si rien n'est encore signé.

Validité de 6 mois et conditions de renouvellement

La règle est simple : ton document doit dater de moins de six mois le jour de la signature du bail. Et attention, ce délai compte aussi dès la première visite. Si tu fais visiter ton logement avec un état des risques déjà périmé, tu es hors des clous, même si le bail n'est pas encore signé.

Concrètement, ça veut dire que tu dois caler ta démarche au bon moment. Pas trop tôt, sinon tu refais le document deux fois. Pas trop tard, sinon tu retardes la signature.

Bonne nouvelle : le renouvellement ne coûte rien. Tu retournes simplement sur Errial via georisques.gouv.fr, tu regénères ton état des risques actualisé, et c'est reparti pour six mois. Compte deux minutes, pas plus. Aucune raison de laisser un document périmé traîner dans ton dossier.

Cas nécessitant une actualisation du document

Six mois, c'est la règle de base. Mais parfois, tu dois refaire ton document avant même que ce délai soit écoulé. Pourquoi ? Parce que la situation autour de ton bien a changé.

Voici les cas qui imposent une mise à jour :

  • Un nouveau Plan de Prévention des Risques (PPR) est approuvé ou révisé sur ta commune.
  • Un nouvel arrêté modifie le zonage (sismicité, radon, recul du trait de côte...).
  • Un sinistre indemnisé survient sur le logement entre deux locations : tu dois le déclarer.
  • Le secteur d'information sur les sols (SIS) évolue.

Le réflexe à avoir : avant chaque nouvelle mise en location, régénère ton état des risques sur Errial. L'outil intègre les données à jour, donc tu repars toujours sur une base fiable. Aucune raison de te baser sur un vieux document qui ne reflète plus la réalité.

Le bon réflexe

Génère systématiquement un nouvel état des risques juste avant chaque mise en location ou signature. C'est gratuit, ça prend deux minutes, et tu es certain de partir sur des données à jour.

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Quelles sanctions en cas d'absence ou d'erreur ?

Oublier l'état des risques, ce n'est pas juste un détail administratif. Ça peut te coûter cher.

La loi est claire : le diagnostic état des risques fait partie des documents obligatoires à remettre au locataire dès la mise en location. L'omettre, ou le remplir avec des infos fausses, t'expose à des conséquences bien concrètes. On parle de résiliation du bail, de baisse de loyer, voire de remboursement.

Le pire ? Si ton bien subit un sinistre (une inondation, par exemple) et que tu n'avais pas informé ton locataire des risques, ta responsabilité peut être engagée. Pas terrible.

Bref, un document gratuit qui prend quelques minutes à générer t'évite des galères qui, elles, peuvent durer des mois. Le calcul est vite fait.

Bon à savoir

Un état des risques absent ou erroné n'invalide pas le bail tout seul. C'est au locataire de saisir le juge pour obtenir réparation. Mais autant ne pas lui en donner l'occasion : génère ton document en amont, c'est plus simple pour tout le monde.

Conséquences pour le bailleur défaillant

Si tu zappes l'état des risques, le locataire a des arguments solides contre toi. Et la justice, en général, lui donne raison.

Concrètement, voici ce que tu risques :

  • La résiliation du bail : le locataire peut demander l'annulation du contrat devant le tribunal.
  • Une baisse de loyer : le juge peut décider de réduire le montant que tu perçois.
  • Des dommages et intérêts : si un sinistre survient et que tu n'avais rien déclaré, ça peut chiffrer vite.

Le souci, c'est que même un document mal rempli ou périmé peut se retourner contre toi. D'où l'intérêt de garder une copie datée et signée, histoire de prouver que tu as bien fait ton boulot.

Bref, remplir ton état des risques, ce n'est pas une option. C'est ta meilleure protection.

Recours du locataire : résiliation ou baisse de loyer

Côté locataire, deux options principales s'offrent à lui quand l'état des risques manque ou contient une erreur. Et il n'a pas besoin de ta permission : il passe directement par le tribunal.

Recours du locataire En quoi ça consiste Quand c'est invoqué
Annulation du bail Résiliation pure et simple du contrat devant le juge Document jamais remis, ou faux au point d'avoir changé sa décision de louer
Baisse de loyer Le locataire reste dans les lieux mais obtient une réduction du prix Pour compenser le défaut d'information sur les risques naturels ou technologiques

Dans les deux cas, c'est le juge qui tranche en fonction de la gravité. Un oubli total ne pèse pas pareil qu'une petite imprécision. Bref, mieux vaut fournir un document carré dès le départ que de jouer à la loterie judiciaire.

Questions fréquentes sur l'état des risques en location

On a regroupé ici les questions qui reviennent le plus souvent. Réponses courtes, droit au but.

L'état des risques est-il obligatoire pour une location ?

Oui. L'état des risques et pollutions (ERP) est obligatoire pour toute location d'un logement situé dans une zone concernée par un risque naturel, minier, technologique, sismique, ou par un potentiel radon. Il doit être annexé au bail.

Quelle est la durée de validité de l'état des risques ?

L'ERP est valable 6 mois. Au-delà de ce délai, il doit être actualisé avant la signature ou le renouvellement du bail.

Qui doit réaliser l'état des risques pour une location ?

C'est au propriétaire bailleur de réaliser et de fournir l'état des risques. Il peut le faire lui-même gratuitement via le service en ligne officiel, ou faire appel à un professionnel.

Que risque le propriétaire en cas d'absence d'état des risques ?

En l'absence d'ERP, le locataire peut demander une diminution du loyer ou la résiliation du bail devant le tribunal. Le manquement peut aussi engager la responsabilité du bailleur en cas de sinistre.

L'état des risques est-il payant ?

Non, il peut être réalisé gratuitement à partir des informations disponibles sur le site Géorisques. Seul le recours à un professionnel pour le constituer engendre un coût.

Faut-il refaire l'état des risques à chaque renouvellement de bail ?

Oui, si le document a plus de 6 mois au moment du renouvellement. Il faut alors fournir une version actualisée tenant compte des éventuelles évolutions de la réglementation ou des zones de risque.

L'état des risques location est-il payant ?

Non, il est totalement gratuit. Tu n'as besoin ni d'un diagnostiqueur ni d'une agence pour le réaliser.

Tout passe par Errial sur georisques.gouv.fr : tu rentres l'adresse du bien, et le formulaire se génère en quelques minutes. Tu télécharges, tu imprimes, tu annexes au bail. Zéro euro.

Le seul cas où ça peut te coûter quelque chose, c'est si tu délègues à un diagnostiqueur dans le cadre d'un dossier de diagnostic technique complet. Mais l'état des risques en lui-même reste gratuit. Si on te facture ce seul document, pose-toi des questions.

Bref, aucune raison de t'en passer : c'est gratuit, c'est rapide, et ça t'évite les recours du locataire.

Attention aux frais abusifs

L'état des risques est 100 % gratuit via Errial. Si un prestataire te facture ce seul document, c'est anormal. Les frais ne se justifient que dans le cadre d'un dossier de diagnostic technique complet délégué à un diagnostiqueur.

Que faire si le bien n'est dans aucune zone à risques ?

Bonne nouvelle : même si ton bien n'est dans aucune zone à risques, tu n'es pas dispensé du document. Tu dois quand même générer l'état des risques via Errial sur georisques.gouv.fr et l'annexer au bail.

Pourquoi ? Parce que le formulaire prouve justement que tu as fait la vérification. Il indiquera simplement qu'aucun risque naturel, technologique ou minier n'est recensé à l'adresse. C'est une attestation à valeur de transparence, pas un blanc-seing pour zapper l'étape.

Concrètement :

  • Tu génères le document comme d'habitude.
  • Les cases "risques" restent décochées.
  • Tu joins le tout au dossier du locataire.

Bref, zone à risques ou pas, le réflexe reste le même. Ça te prend deux minutes et ça t'évite tout litige plus tard.

L'état des risques est-il obligatoire pour un renouvellement de bail ?

Oui, dès que tu signes un nouveau bail, tu dois fournir un état des risques à jour. Et un renouvellement, c'est techniquement un nouveau contrat. Donc même avec le même locataire, le document doit être annexé au bail.

Le piège : ton ancien état des risques a peut-être expiré. Souviens-toi, il a une validité de 6 mois. Et surtout, les zones à risques évoluent. Un nouveau plan de prévention, un arrêté récent, et hop, ton document n'est plus exact.

Le réflexe à avoir : génère un état des risques tout neuf via Errial sur georisques.gouv.fr à chaque renouvellement. Ça prend deux minutes, c'est gratuit, et ça t'évite les mauvaises surprises côté locataire.

Qui est responsable si l'état des risques est erroné ?

C'est toi, en tant que bailleur, qui portes la responsabilité. L'état des risques fait partie des documents que tu dois fournir, et il doit être exact. Si tu transmets un document erroné ou incomplet, c'est ton problème, pas celui du locataire.

Concrètement, deux cas de figure peuvent se présenter :

  • Tu as rempli le document toi-même via Errial sur georisques.gouv.fr : tu restes responsable des infos transmises. D'où l'intérêt de bien vérifier l'adresse et de ne rien oublier.
  • Tu es passé par une agence ou un mandataire : si l'erreur vient de lui, sa responsabilité peut être engagée. Mais vis-à-vis du locataire, tu restes en première ligne.

En cas d'erreur, le locataire peut demander une baisse de loyer, voire la résiliation du bail. Bref, autant générer un document carré dès le départ. C'est gratuit et ça prend deux minutes.

L'état des risques doit-il figurer dans le dossier de diagnostic technique (DDT) ?

Carrément. L'état des risques fait partie des diagnostics immobiliers obligatoires regroupés dans le dossier de diagnostic technique (DDT). C'est le pack de documents que tu dois annexer au bail, au même titre que le DPE, le diagnostic électricité ou le constat de risque d'exposition au plomb.

Concrètement, le DDT, c'est l'enveloppe. L'état des risques et pollutions (ERP), c'est l'un des documents dedans. Tu le génères via Errial sur georisques.gouv.fr, puis tu le glisses dans le DDT avec les autres diagnostics avant de faire signer ton locataire.

Petit rappel utile : ce document doit dater de moins de 6 mois au moment de la signature. Pense à le régénérer si ton dernier état des risques commence à prendre la poussière.

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