Assurance bailleur : obligatoire ? Ce que dit la loi

Assurance bailleur : obligatoire ? Ce que dit la loi

L'assurance habitation est-elle obligatoire pour un propriétaire bailleur ?

Bonne nouvelle : non, tu n'as pas d'obligation légale générale de t'assurer en tant que propriétaire bailleur. Mais "pas obligatoire" ne veut pas dire "pas nécessaire". Nuance importante.

La réalité, c'est que ça dépend surtout de la nature de ton bien.

Bon à savoir

L'assurance propriétaire non-occupant (PNO) n'est légalement obligatoire que si ton logement est situé en copropriété : c'est la loi ALUR du 24 mars 2014 qui l'impose (article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965). Pour un logement individuel (maison, immeuble en mono-propriété), aucun texte ne t'y oblige. Mais sans elle, tu es exposé à plein de risques que l'assurance de ton locataire ne couvre tout simplement pas.

Trois situations à bien distinguer :

  • Logement en copropriété : assurance PNO obligatoire, point final
  • Maison individuelle ou immeuble entier : aucune obligation légale, mais fortement conseillé
  • Logement vacant entre deux locataires : l'assurance de ton locataire ne couvre plus rien : c'est là que tu es le plus vulnérable

La garantie loyers impayés ou une protection juridique peuvent compléter utilement ton contrat PNO selon ta situation.

Le cas du logement en copropriété : une obligation légale

Tu es propriétaire d'un appartement dans un immeuble en copropriété ? Là, l'assurance n'est plus une option. La loi te l'impose.

Depuis la loi ALUR, tout copropriétaire - bailleur ou non - doit souscrire au minimum une assurance responsabilité civile. C'est l'article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965 qui le dit noir sur blanc.

Concrètement, ça couvre quoi ? Les dommages que ton logement pourrait causer aux autres : un dégât des eaux qui s'infiltre chez le voisin du dessous, un incendie qui se propage aux parties communes, une explosion... Sans cette couverture, c'est ta poche qui trinque.

Et si ton locataire n'est pas assuré - ou que tu n'as pas vérifié - ton bien se retrouve sans filet. L'assurance PNO (propriétaire non-occupant) est justement faite pour combler ces angles morts.

Le cas du logement individuel : aucune obligation légale

Tu loues une maison individuelle, un pavillon, un studio en immeuble non soumis au statut de la copropriété ? Aucune loi ne t'oblige à souscrire une assurance en tant que bailleur. Point.

Mais "pas obligatoire" ne veut pas dire "sans risque". Si un sinistre survient - dégât des eaux, incendie, dommages causés à un voisin - et que ton locataire n'est pas correctement assuré, c'est toi qui trinques. Tu devras assumer les réparations de ta poche.

Deux situations particulièrement exposées :

  • Vacance locative : entre deux locataires, ton bien n'est couvert par personne. Le moindre dégât des eaux, et tu gères seul.
  • Locataire non assuré : ça arrive. Et sans assurance loyers impayés ni PNO, tu n'as aucun filet.

L'assurance PNO n'est pas une obligation légale ici. Mais c'est souvent la décision la plus intelligente que tu puisses prendre.

Les situations où l'assurance devient obligatoire pour le bailleur

Quelques exceptions viennent quand même bousculer la règle du logement individuel. Dans ces cas précis, l'assurance bailleur devient incontournable :

  • Prêt immobilier avec clause d'assurance : certaines banques l'exigent contractuellement. Vérifie ton offre de prêt avant de conclure que tu es libre.
  • Dispositifs fiscaux type Denormandie : les conditions du programme peuvent imposer une couverture minimale du bien. Le dispositif Pinel, désormais terminé depuis fin 2024, pouvait aussi l'exiger pour les investissements en cours.
  • Location meublée de tourisme : les plateformes de réservation (et parfois la réglementation locale) exigent une assurance spécifique couvrant les risques liés aux séjours courts.
  • Syndic bénévole ou ASL : certaines associations syndicales libres imposent une assurance à chaque propriétaire membre.

Dans tous ces cas, l'absence d'assurance peut entraîner une mise en cause de ta responsabilité civile - et personne n'a envie de payer de sa poche un dégât des eaux qui part dans l'appartement du dessous.

L'assurance propriétaire non-occupant (PNO) : le contrat de référence pour les bailleurs

C'est le contrat pensé exactement pour ta situation. La PNO (propriétaire non-occupant) couvre ton logement quand tu n'y habites pas toi-même, autrement dit quand tu le loues.

Elle comble un vide important : entre les périodes de vacance locative, les sinistres non couverts par l'assurance du locataire, ou les dommages causés par des tiers, il peut vite y avoir un angle mort. La PNO est là pour ça.

Propriétaire bailleur consultant son contrat d'assurance PNO

Qu'est-ce que l'assurance PNO et à qui s'adresse-t-elle ?

La PNO s'adresse à tout propriétaire qui n'occupe pas son bien : bailleur d'une résidence principale, d'un meublé, d'un logement saisonnier ou même d'un bien vacant entre deux locataires.

Elle joue le rôle d'une assurance habitation classique, mais adaptée à ta position de propriétaire bailleur. Elle intervient là où l'assurance de ton locataire s'arrête, ou quand il n'y a tout simplement personne pour assurer le logement.

Concrètement, c'est le contrat taillé pour les bailleurs qui n'habitent pas leur bien. Tu loues ton appartement ou ta maison ? Tu n'y vis pas ? La PNO est faite pour toi.

Elle s'adresse à tous les propriétaires bailleurs, que tu loues en vide, en meublé, ou que ton logement soit temporairement vacant entre deux locataires. C'est justement là qu'elle est précieuse : elle couvre aussi les périodes sans locataire, là où l'assurance de ton locataire ne peut évidemment rien faire.

Attention en revanche : si tu mets ton bien en location saisonnière ponctuelle tout en l'occupant toi-même une partie de l'année, la PNO ne s'applique pas. Dans ce cas, une assurance multirisques habitation classique est nécessaire.

La PNO peut couvrir un bien en appartement, en maison individuelle, en copropriété ou non. Elle vient en complément - ou en remplacement - de l'assurance de ton locataire quand celle-ci est absente ou insuffisante.

Location saisonnière : attention à la confusion

Si tu mets ton bien en location saisonnière ponctuelle tout en l'occupant toi-même une partie de l'année, la PNO ne s'applique pas. Tu restes considéré comme occupant : il te faut une assurance multirisques habitation classique.

Que couvre concrètement l'assurance PNO ?

Les garanties varient selon les contrats, mais voilà ce qu'une bonne PNO couvre en général :

  • Dégâts des eaux : fuite, infiltration, dégât causé par ton locataire ou par un tiers
  • Incendie et explosion : même si le sinistre vient du logement voisin
  • Tempête, grêle, catastrophes naturelles : les événements que personne ne prédit
  • Responsabilité civile : si ton bien cause un dommage à un tiers (une tuile qui tombe, une canalisation qui lâche chez le voisin)
  • Vol et vandalisme : sur les parties qui t'appartiennent
  • Bris de glace : fenêtres, vitres, miroirs
  • Dommages électriques : sur les équipements fixes
  • Vacance locative : couverture maintenue même quand le logement est inoccupé entre deux baux
  • Recours des voisins et des tiers : si un sinistre chez toi impacte d'autres logements

La garantie à ne pas négliger

La responsabilité civile bailleur est la garantie la plus précieuse de la PNO. Si un sinistre parti de ton logement abîme celui du voisin, c'est toi qui trinques sans elle. Certains contrats proposent aussi une assistance juridique ou une protection contre les loyers impayés en option.

Ce que l'assurance PNO ne couvre pas

La PNO a ses limites, et mieux vaut les connaître avant d'avoir un sinistre sur les bras.

Ce que la PNO couvre Ce que la PNO ne couvre PAS
Le bâti et les équipements fixes Les biens personnels du locataire
Ta responsabilité civile bailleur Les dégradations volontaires du locataire
Les périodes de vacance locative Les loyers impayés (GLI séparée)
Les sinistres entre deux baux La location saisonnière ponctuelle (occupant)
Les dommages causés à des tiers L'assurance de copropriété de l'immeuble

En clair : la PNO couvre le bâti et ta responsabilité. Tout le reste, c'est à compléter selon ta situation.

Si tu veux une protection complète, la PNO est la base, mais elle se combine souvent avec une assurance loyers impayés pour couvrir tous les risques.

L'assurance habitation du locataire : ce que le bailleur doit vérifier

Ton locataire est assuré ? Tu en es sûr ? C'est une question que beaucoup de bailleurs oublient de se poser. Et c'est une erreur.

La loi du 6 juillet 1989 (article 7) oblige le locataire à s'assurer contre les risques locatifs : incendie, dégâts des eaux, explosion. C'est son affaire, pas la tienne. Mais si un sinistre arrive et qu'il n'a pas de contrat en cours, c'est toi qui trinques.

L'obligation d'assurance du locataire : ce que dit la loi

C'est l'article 7 de la loi du 6 juillet 1989 qui pose la règle : ton locataire est obligé de s'assurer contre les risques locatifs (dégâts des eaux, incendie, explosion) dès la remise des clés. Et chaque année, il doit te fournir une attestation d'assurance en cours de validité.

Pas d'attestation = pas de preuve = problème.

Si ton locataire ne peut pas te la produire, tu as deux options légales :

  • Résilier le bail de plein droit : c'est prévu explicitement par l'article 7 de la loi
  • Souscrire toi-même une assurance à sa place, dite "pour le compte de qui il appartiendra", une option introduite par la loi Alur du 24 mars 2014, dont tu lui répercutes le coût via les charges

C'est pas anodin : un locataire non assuré, c'est toi qui trinques en cas de sinistre.

Comment vérifier que ton locataire est bien assuré ?

La réponse est simple : tu demandes l'attestation d'assurance.

C'est le document de référence. Ton locataire doit te le fournir à la remise des clés, puis chaque année à la date anniversaire du bail. Si tu ne l'as pas demandé, c'est le moment de le faire. Sans attendre le prochain sinistre.

Quelques réflexes concrets :

  • À la signature du bail : exige l'attestation avant de remettre les clés. Pas d'attestation, pas de clés.
  • Chaque année : envoie un rappel simple par email ou SMS. Ça prend deux minutes.
  • En cas de doute : contacte directement l'assureur mentionné sur l'attestation pour vérifier que le contrat est bien actif.

Un point à garder en tête : l'assurance de ton locataire peut être très basique. Elle couvre les risques locatifs minimum (incendie, explosion, dégâts des eaux), mais pas forcément les dommages causés à ton bien. C'est une des raisons pour lesquelles l'assurance PNO reste utile même quand ton locataire est bien assuré.

Que faire si ton locataire n'est pas assuré ?

Ton locataire ne te fournit pas son attestation ? Voilà comment réagir, étape par étape.

Première étape : la mise en demeure. Envoie-lui un courrier recommandé avec accusé de réception. Tu lui signifies que, sans preuve d'assurance sous 30 jours, tu vas souscrire un contrat à sa place. C'est la procédure prévue par la loi. Pas de raccourci possible.

Deuxième étape : si rien ne bouge. Passé ce délai d'un mois, tu peux légalement souscrire une assurance habitation pour le compte de ton locataire. Le coût ? Il te le rembourse, majoré de 10 % (article 7 de la loi du 6 juillet 1989).

Attention aux fausses attestations

Certains locataires fournissent une attestation expirée ou carrément falsifiée. Vérifie toujours la date de validité et, en cas de doute, contacte directement l'assureur pour confirmer que le contrat est actif. Mieux vaut 5 minutes de vérification qu'un sinistre sans couverture.

En dernier recours, le défaut persistant d'assurance peut constituer un motif de résiliation du bail, mais c'est une procédure longue. La protection juridique devient alors ta meilleure alliée.

Le bailleur peut-il souscrire une assurance à la place de son locataire ?

Oui, et c'est une option que peu de bailleurs connaissent.

Depuis la loi Alur du 24 mars 2014, tu peux souscrire toi-même une assurance habitation pour le compte de ton locataire défaillant. C'est ce qu'on appelle l'assurance pour compte.

Concrètement, ça fonctionne comme ça :

  • Tu souscris le contrat à la place de ton locataire
  • Tu lui répercutes le coût sur ses charges (en sus du loyer)
  • Tu en informes ton locataire par écrit

C'est une solution de dernier recours, pas un réflexe automatique. Elle reste utile quand ton locataire tarde à régulariser sa situation malgré ta mise en demeure, et que tu veux éviter de rester exposé entre deux.

À noter : cette assurance couvre les risques locatifs de ton locataire, pas les tiens. Pour protéger ton bien en tant que bailleur, une assurance PNO reste indispensable en complément.

Les garanties complémentaires utiles pour un propriétaire bailleur

La PNO, c'est la base. Mais si tu veux vraiment dormir tranquille, il y a d'autres garanties à connaître. Voici un tour d'horizon rapide des options qui font la différence.

Garantie Ce qu'elle couvre Pour qui ? Coût indicatif
Garantie loyers impayés (GLI) Loyers impayés, détériorations, frais de contentieux Tout bailleur 2 à 4 % des loyers annuels
Visale (Action Logement) Loyers impayés + dégradations locatives Tout bailleur (sous conditions) Gratuit
Protection juridique Litiges avec le locataire, frais d'avocat, procédures Tout bailleur 50 à 150 €/an
Garantie vacance locative Perte de revenus entre deux locataires Bailleur avec bien exposé Variable selon contrat
Garantie spécifique meublé/saisonnier Dommages liés à une rotation élevée de locataires Location meublée ou saisonnière En option sur la PNO

La garantie loyers impayés (GLI) : fonctionnement et conditions

La GLI, c'est le filet de sécurité numéro un contre les loyers impayés. Concrètement, elle te rembourse les loyers et charges non perçus si ton locataire arrête de payer, généralement jusqu'à 70 000 € à 90 000 € selon les contrats, sans limite de durée dans les meilleures formules.

Elle couvre aussi souvent les frais de procédure judiciaire et les dégradations immobilières. Pratique quand ça tourne au vinaigre.

Mais attention, les conditions d'éligibilité sont strictes. Pour souscrire une GLI, ton locataire doit généralement :

  • Justifier de revenus nets au moins égaux à 2,85 à 3 fois le loyer charges comprises
  • Être en CDI confirmé (ou fonctionnaire)
  • Ne pas être en période d'essai

Un locataire étudiant, auto-entrepreneur ou en CDD ? La GLI risque de refuser le dossier. Dans ce cas, jette un oeil à la garantie Visale, on en parle juste après.

Lis bien les conditions générales

Les délais de carence et les plafonds de remboursement varient énormément d'un assureur à l'autre. Avant de signer une GLI, compare notamment le plafond de couverture, la durée maximale d'indemnisation et les critères d'éligibilité du locataire.

Avant de signer, lis bien les conditions générales : les délais de carence et les plafonds varient énormément d'un assureur à l'autre.

La garantie Visale : l'alternative gratuite à la GLI

Tu n'as pas envie de payer pour une GLI ? Bonne nouvelle : il existe une alternative gratuite, et elle est loin d'être au rabais.

Visale, c'est une garantie proposée par Action Logement. Concrètement, c'est l'État qui se porte caution pour ton locataire. Zéro euro de ta poche.

Elle couvre :

  • les loyers et charges impayés (jusqu'à 36 mensualités sur les 3 premières années du bail, depuis janvier 2026)
  • les dégradations locatives (dans la limite de 2 mois de loyer et charges)

Quelques conditions à connaître :

  • le locataire doit avoir moins de 30 ans (sans condition de revenus), ou être salarié du secteur privé de plus de 30 ans avec un revenu net mensuel inférieur à 1 710 €
  • le loyer ne doit pas dépasser 1 940 € en Ile-de-France, 1 575 € dans les villes de plus de 100 000 habitants, 1 365 € ailleurs
  • la demande se fait avant la signature du bail, sur visale.fr

La limite par rapport à la GLI ? Visale ne couvre pas les frais de procédure judiciaire, et les plafonds de loyer excluent pas mal de biens. Si ton bien est haut de gamme ou ton locataire hors critères, la GLI reste l'option à creuser.

Visale : à demander avant la signature

La demande Visale doit impérativement être faite avant la signature du bail sur visale.fr. Si tu attends après, ton locataire ne sera plus éligible. Pense-y dès la sélection du dossier.

La protection juridique : gérer les litiges avec son locataire

Un locataire qui refuse de partir. Un litige sur l'état des lieux. Une procédure judiciaire qui s'étire sur des mois. Ce genre de situation, ça arrive. Et ça coûte cher sans filet.

La protection juridique te couvre exactement là-dedans. Concrètement, elle prend en charge les frais d'avocat, d'huissier et de procédure en cas de conflit avec ton locataire : impayés, dégradations contestées, expulsion, non-respect du bail...

Elle peut être incluse dans ton contrat PNO, ou souscrite séparément. Quelques points à vérifier avant de signer :

  • Le plafond de prise en charge : souvent entre 5 000 € et 15 000 € par litige
  • Le délai de carence : généralement 3 mois avant activation
  • Les litiges couverts : certains contrats excluent les conflits antérieurs à la souscription

Si tu gères plusieurs biens, c'est une garantie qui se rentabilise vite. Un seul passage chez un avocat spécialisé peut dépasser 1 500 €. Autant ne pas avoir à choisir entre défendre tes droits et ton budget.

Les garanties spécifiques à la location meublée et saisonnière

Location meublée classique, Airbnb, location de vacances... chaque mode de location a ses spécificités côté assurance. Et les confondre peut te coûter cher.

Location meublée longue durée : une PNO standard suffit généralement. Vérifie juste que ton contrat mentionne explicitement la location meublée : certains assureurs appliquent des conditions différentes.

Location saisonnière (moins de 3 mois consécutifs) : attention, la PNO ne s'applique pas si tu occupes le logement une partie de l'année. Dans ce cas, c'est une assurance multirisques habitation classique qu'il te faut, avec une extension "location saisonnière".

Airbnb et plateformes similaires : la plupart proposent une couverture de base (Airbnb Cover, par exemple), mais elle reste limitée. Elle ne remplace pas une vraie assurance.

Points à vérifier dans tous les cas :

  • La couverture en période de vacance locative
  • Les dommages causés par des locataires de passage
  • La responsabilité civile vis-à-vis des tiers

Location saisonnière : la PNO ne suffit pas toujours

Si tu loues ton bien sur Airbnb ou en saisonnier tout en l'occupant une partie de l'année, une PNO classique peut ne pas s'appliquer. Vérifie explicitement ce point avec ton assureur avant de mettre ton bien en ligne.

Combien coûte une assurance propriétaire bailleur ?

Bonne nouvelle : ça ne coûte pas un bras. L'assurance PNO est l'une des protections les plus accessibles du marché immobilier. Voilà ce que tu peux attendre comme budget selon ton profil.

Type de bien PNO seule (estimation annuelle) PNO + GLI (estimation annuelle)
Studio / T1 60 € - 100 € 250 € - 400 €
T2 / T3 80 € - 150 € 350 € - 550 €
T4 et plus 120 € - 200 € 450 € - 700 €
Maison individuelle 150 € - 300 € 500 € - 800 €
Local commercial 200 € - 500 € Variable

Le tarif moyen d'une assurance PNO selon le type de bien

Une PNO seule tourne en général entre 60 € et 300 € par an selon la surface et le type de bien. C'est souvent moins de 15 € par mois pour un appartement standard. Autrement dit : le prix d'un café par semaine pour protéger un investissement qui vaut des dizaines de milliers d'euros.

Plus concrètement, voilà ce que tu peux anticiper selon ton bien :

  • Studio ou T2 : 60 € à 90 € / an
  • T3 ou T4 : 90 € à 130 € / an
  • Maison individuelle : 120 € à 200 € / an
  • Bien en copropriété (avec assurance collective) : souvent en dessous de 80 € / an

En règle générale, la prime PNO représente entre 1 % et 2 % des loyers annuels pour une couverture de base. Tu montes jusqu'à 4 % si tu ajoutes des garanties étendues comme la garantie loyers impayés.

Bonne nouvelle : cette dépense est déductible de tes revenus fonciers. Elle ne te coûte donc pas autant qu'elle n'y paraît.

Déductible de tes revenus fonciers

La prime d'assurance PNO (et la GLI) est déductible de tes revenus fonciers si tu es au régime réel. Concrètement, son coût réel est réduit de ton taux marginal d'imposition, ce qui rend cette protection encore plus accessible qu'elle n'y paraît.

Les critères qui influencent le prix de ton contrat

Plusieurs variables font bouger l'aiguille. Les voilà, sans détour :

  • La localisation du bien : Paris et les grandes métropoles coûtent plus cher à assurer qu'une ville moyenne. Le risque perçu est plus élevé, les assureurs s'adaptent.
  • La superficie : plus le logement est grand, plus la prime grimpe. Logique.
  • Le type de location : meublé, nu, saisonnier... chaque régime a son niveau de risque, et donc son tarif.
  • Les garanties choisies : une PNO seule reste accessible. Ajoute la GLI ou une protection juridique, et la facture monte en conséquence.
  • La valeur du bien et de son contenu : un logement meublé haut de gamme sera plus coûteux à couvrir qu'un studio vide.
  • Ton historique de sinistres : comme pour n'importe quelle assurance, un passé chargé fait monter les prix.

En règle générale, compte entre 1 % et 2 % de tes loyers annuels pour une couverture de base, jusqu'à 4 % pour un contrat plus complet.

PNO seule ou PNO avec GLI : quel budget prévoir ?

Deux options s'offrent à toi, et le budget change du simple au double.

PNO seule : compte entre 60 € et 200 € par an selon ton bien. C'est le minimum syndical, mais ça couvre déjà l'essentiel : dégâts des eaux, incendie, responsabilité civile.

PNO + GLI : la facture grimpe entre 250 € et 500 € par an, voire plus selon le loyer. La garantie loyers impayés représente en général 2 % à 4 % du loyer annuel charges comprises. Sur un loyer de 800 €, ça donne environ 190 € à 380 € de prime GLI par an, en plus de la PNO.

Le calcul est vite fait : un seul mois de loyer impayé rembourse souvent plusieurs années de cotisation. Si ton locataire n'est pas couvert par Visale, la GLI mérite sérieusement d'être envisagée.

Questions fréquentes sur l'assurance propriétaire bailleur

Quelques questions reviennent souvent quand on se lance dans la location. Voilà les réponses, sans détour.

L'assurance PNO est-elle déductible des revenus fonciers ?

Oui, et c'est un vrai bonus à ne pas négliger. Si tu déclares tes revenus locatifs au régime réel, la prime d'assurance PNO est intégralement déductible de tes revenus fonciers. Comme tes intérêts d'emprunt, tes frais de gestion ou tes travaux d'entretien. En clair : une PNO à 150 € par an, c'est 150 € de moins sur lesquels tu es imposé. Pas révolutionnaire, mais ça s'additionne. En revanche, si tu es au régime micro-foncier, ça ne change rien - l'abattement forfaitaire de 30 % est censé couvrir toutes tes charges, assurance comprise. Tu ne peux pas déduire quoi que ce soit en plus.

Que se passe-t-il en cas de sinistre si le logement est vacant ?

Entre deux locataires, ton logement est vide - et sans assurance habitation souscrite par un occupant, il n'est protégé par rien. C'est là que la PNO montre toute son utilité. Elle couvre ton bien qu'il soit occupé ou vacant. Un dégât des eaux pendant la période de vacance, un incendie, une explosion - tu es couvert sans avoir à sortir le chéquier de ta poche. Sans PNO, tu assumes seul les dommages causés à ton bien, à tes voisins ou à des tiers. Quelques points à vérifier dans ton contrat : la durée de vacance couverte (certains contrats limitent à 90 jours consécutifs), les garanties maintenues pendant la vacance, et les conditions de déclaration de vacance à ton assureur.

Peut-on cumuler assurance PNO et assurance de copropriété ?

Oui, et c'est même recommandé. Les deux contrats ne font pas doublon - ils se complètent. L'assurance de copropriété (souscrite par le syndic) couvre les parties communes : couloirs, escaliers, toiture, façade. Ta PNO, elle, protège les parties privatives de ton appartement - ce que l'assurance collective ne touche pas. En cas de dégât des eaux venant des parties communes, c'est l'assurance de la copropriété qui intervient. Si le sinistre vient de ton appartement, c'est ta PNO qui prend le relais. Et rappelle-toi que la PNO est obligatoire en copropriété depuis la loi ALUR, pas juste conseillée.

L'assurance bailleur couvre-t-elle les dégradations commises par le locataire ?

Pas automatiquement. Et c'est là que beaucoup de bailleurs se font surprendre. L'assurance PNO couvre les dégradations accidentelles - un dégât des eaux, un incendie accidentel, une explosion. Mais les dégradations volontaires ou dues à la négligence du locataire ? C'est une autre histoire. En principe, c'est le dépôt de garantie qui sert de premier filet. Ensuite, l'assurance du locataire peut être actionnée. Si ni l'un ni l'autre ne suffit, certains contrats PNO incluent une garantie "dégradations locatives" - mais elle est loin d'être systématique. Pour être vraiment couvert : vérifier que ton contrat PNO intègre cette garantie (et lire les plafonds d'indemnisation), ou souscrire une assurance loyers impayés qui inclut souvent cette couverture en package.

Pense à garder tes justificatifs

Si tu es au régime réel, conserve chaque année ta quittance de prime PNO. C'est la pièce justificative indispensable pour déduire cette charge de tes revenus fonciers en cas de contrôle fiscal.

Miramo arrive bientôt !

Miramo n'est pas encore disponible, mais ça ne saurait tarder. Inscris-toi pour être averti dès notre lancement.

Tu es

En t'inscrivant, tu acceptes de recevoir des communications de Miramo.

L'app arrive bientôt !

Pas encore sur l'App Store ni le Play Store. Laisse ton email, on te prévient au lancement.

En t'inscrivant, tu acceptes de recevoir des communications de Miramo.